mardi 4 mai 2010

Chris et le médaillon mystérieux

Ce jour-là, le 7 février 2010, un musée ouvrait ses portes, et un banquet avait été organisé par son propriétaire. Au rez-de-chaussée, étaient exposés des vestiges de la préhistoire. Le premier étage, lui, présentait des œuvres de l’Antiquité. Le second était consacré au Moyen-âge. Et le dernier comportait les tableaux les plus célèbres de l’époque contemporaine. Le premier visiteur, un jeune homme d’une quinzaine d’années, se nommait Chris. Il fit un tour au deuxième étage et tout à coup, s’arrêta devant un médaillon. C’était un pendentif de couleur or, incrusté de pierres précieuses, présentant en son centre, un diamant rouge qui brillait de mille feux. Chris le fixa longtemps, comme hypnotisé, et ne put s’empêcher de le toucher. Quand il posa la main dessus, il fut pris d'un vertige. Qu’allait-il se passer ?
Chris s’était évanoui un moment. L’homme qui faisait le ménage lui demanda pourquoi il s’était affalé par terre. Il lui répondit qu’il ne savait pas. Il se souvenait qu'après avoir touché le médaillon, il avait été pris d'un vertige et s'était retrouvé sur le sol, étendu. L’homme lui répéta qu’il ne fallait pas toucher aux objets. Chris se releva, mais il n’arrivait pas à marcher droit, il s’appuya sur une vitrine et reprit ses esprits. Il sortit du musée malade, sa tête tournait, avec une forte envie de vomir. Il entra chez lui, il n’arrivait même plus à rester debout. Il entra dans sa chambre, s’allongea et s’assoupit un instant. Il rêva qu’il vivait au moyen âge. Il aperçut soudain le médaillon et se réveilla en sursaut. Qu'allait-il se passer ?

Il se réveilla en sursaut, il se demandait ce qu’il lui arrivait et retomba dans un sommeil profond. Son rêve paraissait réel, car l’odeur des personnes qu’il croisait lui semblait familière. Chris se promenait dans la rue et sentit une femme qui le suivait. Il s’arrêta et se retourna. C’était une femme d’une trentaine d’années, qui le talonnait, elle le prit par le bras et ils se cachèrent dans une rue étroite et celle-ci lui dit :
-Réveille-toi, tu cours un grand danger !
Chris tressaillit et tomba de son lit, il avait peur il se releva. Il se frotta la tête et se demanda ce qu’il lui arrivait. Durant son réveil, il eut un mal de tête insupportable. Il saisit le téléphone et composa le numéro du médecin pour avoir une consultation.
Il alla consulter, mais arrivé dans la salle d’attente, il devait attendre au moins deux heures car la salle grouillait de monde. En s’asseyant sur la chaise, il s’endormit une fois de plus. Il retourna au Moyen-âge et revit cette femme, qui l’avait prévenue d’un grand malheur. Cette fois-ci, elle lui expliqua que sa mort était proche et qu’il fallait qu’il se réveille très rapidement, mais Chris refusa.
Il demanda à cette femme des explications : pourquoi lui annonçait-elle que sa mort approchait ? Mais elle refusa de lui communiquer d’autres informations. Comme elle lui refusait des explications, il décida de rester au Moyen-âge et de ne pas se réveiller, tout en sachant qu’il courrait un grand risque.
Il prit la décision de rester dans cette époque et de savoir ce qui se passait vraiment. Il marchait dans la rue, mais il sentait une présence derrière lui. Cette fois-ci, ce n’était pas cette jeune femme, mais un chevalier de la garde Royale qui le suivait. Chris se mit à courir et ce paladin le pourchassa de plus en plus rapidement. Il se faufila dans une petite ruelle, mais celle-ci était sans issue. Quand le chevalier surgit, il se précipita sur le jeune homme et ils commencèrent à se battre. Pendant la lutte, Chris aperçut le médaillon autour du cou du chevalier.
Chris se réveilla en sursaut dans la salle d’attente. Il décida de ne pas consulter de médecin, car il savait ce qui s’était passé. Il rentra chez lui et expliqua à sa mère ce qui se passait. Elle lui répliqua longuement qu’à cette même époque, un de ses ancêtres avait vécu la même aventure : que cet homme était un esclave et qu’il avait volé le médaillon à un roi, elle avait appris sa dans un livre qui se transmettait de génération en génération.
Chris comprit tout de suite ce qui s’était passé. Il trouvait bizarre que son ancêtre lui ait confié cela. Après avoir apprit cette nouvelle, il se dit que les cauchemars allaient cesser. Alors, le reste de la journée, il se changea les idées en allant au parc. Chris se promena longuement en réfléchissant au moment où les cauchemars stopperaient. Il rentra chez lui et alla se reposer un peu, il s’endormit, mais pendant son sommeil : rien ne se produisit… Chris s’éveilla de bonne humeur, pas un seul mauvais rêve ! Il descendit et dit à sa mère que ses visions étaient terminées. Elle s’exclama que c’était merveilleux !
Il retourna au musée et alla au deuxième étage où il avait vu le médaillon. Il le chercha, en vain. Il demanda à l’homme s’occupant de l’entretien ce que le médaillon était devenu. L’homme lui répondit qu’il ne savait pas de quoi il s’agissait. Chris ne comprenait plus rien, il se frotta la tête et réfléchit. Il rentra chez lui, plein de doutes, et dit à sa mère qu’il n’y avait pas de médaillon au musée. Sa mère se demandait de quoi il pouvait bien parler. Elle s’interrogeait s’il allait bien dans sa tête. Elle lui dit qu’il avait fait un rêve. Chris alla dans sa chambre en baissant la tête, tout triste. Il se questionnait, pourquoi avait-il fait ce mauvais rêve. Il se rendormit avec plein de scrupules. Il se demandait s’il n’était pas devenu fou?

Par Leslie et Mylène (Classe 4B)

Tunis une ville pleine de pièges

L’histoire se passait à Tunis, dans une vieille rue pleine de souks et de petits magasins d’épices. Il y en avait un qui me plaisait, avec plein de tapis et d’objets divers. Parmi ceux-ci, une lampe en or, sur une étagère en bois, attira mon attention. Elle semblait magique. Elle me plaisait, elle était très belle, mais le vendeur était sceptique et hésitait à me la vendre. Il m’avait dit qu’il l'avait trouvée, sous le sable, dans le Sahara, par hasard. Il la trouvait louche, elle était bizarre, mais je l’achetai tout de même, très cher, pour compléter ma collection. Je n’avais jamais vu une aussi belle pièce. Je la mis sur une étagère où se trouvait déjà une centaines de lampes. Je n’avais jamais possédé une telle pièce. Je fis des recherches sur son origine. J'appris qu'elle était restée enfouie sous le sable depuis 300 ans. Elle attendait qu’on l’a trouve.
Le vendeur m’avait dit qu'elle me réserverait bien des surprises. En voulant laver la lampe, je vis en dessous du couvercle un morceau de papier. Je le déroulai et découvris des inscriptions. Je lus ceci:
« -Si tu voles un tapis, tu gagneras 1000 dinars. »
Je n'y crus pas. Je déchirai donc le papier. Mais un autre message, exactement identique au premier, apparut comme par enchantement. Je commençais vraiment à avoir peur. Mais ma curiosité l'emporta sur mes craintes, et je décidai de suivre ce que les inscriptions m'indiquaient de faire.
Je repartis donc au souk pour accomplir ma première filouterie. Devant le stock d’un vendeur de tapis, qui étaient tous suspendus, je me glissai discrètement derrière l'un d'eux. Je le détachai, l’enroulai et le pris. Mais au moment où j’allais partir, le vendeur revint pour récupérer une pièce en cachemire. Je me cachai alors dans un tas de tapis. Mes jambes s’entrechoquaient, l’angoisse me montait dans la gorge. J’avais la chair de poule, car l'homme portait à son côté, un sabre particulièrement bien affuté. Il s’approcha de l'endroit où je me trouvais, et prit un tapis suspendu au dessus de moi. A ce moment là, j’eus la frayeur de ma vie! L’homme repartit et je pus donc m'enfuir discrètement, mon premier larcin sous le bras. Je me rappellerai toujours de la peur bleue que j’ai éprouvée, par la suite... Une fois arrivé à l’hôtel, je plaçai le tapis près de la lampe, tout à coup il disparut! A la place : une liasse de 1000 dinars, comme prévu. Je regardai sous le couvercle de la lampe: il y avait un autre papier sur lequel était inscrit
«- Voles 15kilos d’épices au marché de Tunis et tu recevras 5000 dinars.»
C’était la deuxième exaction que j’allais réaliser. C’était une opération difficile. Il faudrait distraire le vendeur, pour lui dérober ses 15 kg d’épices au beau milieu de la foule. J'attendis que celui-ci parte dans sa remise : c’était le bon moment. Je pris mon sac et le remplis d’épices. L'homme ne m’ayant pas vu, je repartis à mon hôtel, et livrai le tout à la lampe, afin de recevoir ma récompense de 5000 dinars.
Je regardai sur le couvercle de la lampe et aperçut, une fois encore, un autre bout de papier, il y était écrit: « Voles un chameau en échange de 10000 dinars »
J’allais réaliser mon troisième méfait, qui consistait à voler un chameau au dresseur du coin. C’était dangereux, car le vendeur était armé. J’entrai dans l'enclos par derrière, pour ne pas me faire voir. Je bondis sur l'un des chameaux et partis sur son dos, dans les rues de Tunis, pris en chasse par deux cavaliers, portant des sabres à lame tranchante. Je me cachai derrière l'étal d'un marchand, sur lequel s'amoncelait tout un bric à brac. Mes poursuivants passèrent juste à côté de moi. Mon sang se glaça, mon cœur s'arrêta de battre. Par chance, ils ne me découvrirent pas. Je regagnai donc ma chambre d’hôtel. J’eus beaucoup de mal à y entrer le chameau. Mais comme les autres objets, il disparut lui aussi et, à sa place, je trouvai ma récompense.
Je commis ainsi une bonne dizaine de vols, tous plus importants les uns que les autres. Seulement, je pris conscience des préjudices que je faisais subir aux petits commerçants. Je décidai, à contre cœur, de balancer la lampe à la poubelle, mais elle revint aussitôt à sa place, comme par magie. Je décidai alors de quitter le pays. Malheureusement, une fois le frontière passée, je revenais instantanément à l’hôtel! Un soir, le fakir de la lampe en sortit pour me dire que je ne pouvais plus partir, qu’il avait besoin de mes vols pour vivre de l'autre côté, dans son monde. Et que si j'essayais de me débarrasser de lui ou de quitter le pays une fois de plus, il ferait en sorte de me déposséder de tous mes biens. Je décidai, malgré ses menaces, de partir, plutôt que de vivre en sachant que je faisais du mal à d'autres personnes. Depuis, de retour dans ma Bretagne natale, je suis suivi à Saint Avé, un établissement public de santé mentale, car j’ai essayé, à plusieurs reprises, de me suicider.

Par Xavier et Gurwann (Classe 4B)

La boîte magique

Ce jour là, ma grand-mère me proposa de l’aider à ranger son grenier. Il y avait tellement d’objets anciens! J’étais ébloui par tout ce bric-à-brac. Puis ma grand-mère me dit :
« -Allez, on y va! Tous les objets qui ont une étiquette doivent être jetés, et les autres, il faudra les garder et les ranger dans ces cartons. »
« - D’accord! » lui répondis-je.
J’empilai et rangeai tout ce qui devait être jeté d'un côté, et plaçai le reste dans les cartons. Quand soudain je tombai sur une magnifique petite boîte. Je l’ouvris : une merveilleuse mélodie s'en échappa... grand-mère arriva toute affolée et hurla :
« -Ne l’ouvre surtout pas ! Jette cette boîte à musique immédiatement ! »
Je ne comprenais pas pourquoi elle ne voulait plus la garder. Mais une fois qu'elle eût tourné le dos je la mis de côté. Je comptais bien la reprendre au moment de rentrer chez moi.

Une fois rentré dans ma maison, je courus à ma chambre et fermai la porte à clé. Je m’assis sur mon lit, posai la boîte sur ma table de chevet, puis l’ouvris. La mélodie était vraiment merveilleuse et pour profiter de cette petite musique et du soleil de la journée, j’ouvris les volets et la fenêtre. Mais oh! Stupeur! Le ciel était devenu ténébreux, le tonnerre grondait, et il pleuvait. Alors qu'à peine cinq minutes plus tôt, le soleil était éclatant… Je sentis mes jambes fléchirent, mes yeux se fermer, je me sentais partir, comme si je tombais d’un immeuble sans fin. Que se passait-t-il donc??? Que voulait vraiment me cacher grand-mère ?

Lorsque je me réveillai : tout avait changé. Les oiseaux s’étaient transformés en chauve-souris, les arbres n’avaient plus de feuilles, l’eau des rivières étaient couleur sang, le ciel s’était assombri…Je commençai à paniquer. Alors, je me levais et descendis pour voir ma mère : personne ! J’aperçus une goutte de sang puis une autre, et encore une autre…
Mais à qui appartenait ce sang ? Et pourquoi un tel paysage d’horreur ? Je me demandais comment j’étais arrivé là ? Comment mon univers s’était-il transformé en une dizaine de minutes ? Toutes ces questions sans réponses ? Et où étaient mes parents, et mon frère ? Je ne savais plus où j’étais. J’étais totalement désemparée par cette situation…
Soudain, je distinguai une silhouette passer devant la fenêtre, alors je sortis et je vis sur le fil à linge tous mes vêtements couverts de sang, qui, en s’égouttant rejetaient des gouttes de sang, qui retombaient lourdement sur le sol. Alors je me mis à courir de manière totalement désorientée... Lorsque j’arrivai chez ma grand-mère, j’entrai. Je l’appelai et aperçus la boîte à musique, posée sur un guéridon, dans le vestibule… Comment était-elle arrivée là ? Plongée dans mes pensées, je perçus la voix de ma grand-mère :
« -Julie ! Viens vite ! Monte au grenier ! Rejoins-moi ! Et ne te fais pas attraper ! Vite, vite ! »
Je m’empressai d’obéir, très intriguée :
« -Mais, mais, mais qui ? Qui veut m’attraper ? Et puis, pourquoi tout a changé ? »
- Enfin, Julie, arrête ! Je t’avais dit de ne pas ouvrir cette boîte ! Elle est maudite !
- Maudite ? Mais pou-pourquoi ? Et, et, et comment ? Je ne comprends pas grand-mère ? »
Au moment où nous parlions, le ciel se couvrit, il faisait sombre, j’avais froid, ma grand-mère m’ordonna de me cacher, la porte s’ouvrit doucement, j’entendis des pas …Toutes les fenêtres s’ouvrirent brusquement. Près de moi, sur le sol : une photo... J’y jetai un coup d’œil, elle représentait un homme avec la boîte à musique. Soudain, je sentis le souffle d’une personne sur mon épaule. Je tournai la tête : et tombai face à face avec un visage inconnu. Je me mis à crier. Le personnage était couvert de sang, de plaies qui suintaient... Il ressemblait à l’homme sur la photo! Je ne pouvais y croire.
Il était terrifiant une hache transperçait son torse, il n’avait pratiquement plus de lèvres ; elles étaient déchiquetées ; mais il avait les yeux blancs. Il avait l’air aveugle, alors je ne bougeais plus. Peut-être serait-il parti ? Il était habillé en noir, mais taché de sang… Mais qu’était- ce donc ? Un monstre vivant ? J’étais pétrifié
Alors il fit demi-tour comme si il n’avait pas sentit ma présence, je me mis à réfléchir mais qui est-il? Il ressemblait tellement à l’homme sur la photo. Soudain je pensais à ma grand-mère et l’appelait, personne ne répondit. Je descendis avec la photo je vis la boîte à musique alors, j’eus l’idée de « la détruire » en essayant de la casser, la photo se déchira.
Alors je me sentis tombé je voyais le monde changée quand tout à coup je me suis réveillée dans ma chambre. Je regardais par la fenêtre il faisait un temps magnifique. Je ne comprenais plus. J’appelais mon frère et il vint. Je me mis à pleurer de joie ! Tout était enfin redevenu normal…

Par Manon et Jessica (Classe 4B)

Les carnets et les déplacements... sans bouger

Plus je m’approchais de cette prison, plus le froid gagnait mon visage. A chaque marche gravie, l’étrangeté de l'édifice me glaçait les os, j’avais des frissons. Je m’apprêtais à ouvrir la porte, quand un bloc de béton se détacha de je ne sais où. J'eus le réflexe de sauter sur le côté. La bombe était là, par terre, mais je ne la vis pas. Et m’écroulai. Quelques heures plus tard, je repris connaissance, j’avais mal à la tête. Je mis ma main sur mon front. Je saignais. En me relevant, je trébuchai à nouveau contre un objet, que je ramassai. Il s'agissait d’un petit carnet très intriguant, poussiéreux et mystérieux. Je le pris et m’enfuis de cette prison, qui venait d'être bombardée par les allemands.
Je me dirigeais vers la rue « Ste Hélène », pour aller au bar le plus proche. Alors que je remontais la rue « Jean Charles Petit », je me rendis compte que je devais aller chez moi, pour ouvrir le magasin. En marchant, je sortis de ma poche le carnet. Je le regardais avec attention. Dessus on pouvait deviner la lettre « G », partiellement effacée. Elle était d’un pourpre merveilleux. Je la touchais du revers de la main. Celle-ci était brodée avec un joli fil de soie. Brusquement, il y eut un flash lumineux et je fus propulsé dans mon magasin! Sur le moment, je m’interrogeais sur se phénomène mystérieux autant qu’étrange : de la rue « Jean Charles Petit » à mon magasin, il y avait quand même dix minutes de marche! Je commençais à ressentir la peur : mon cœur battait de plus en plus fort et je me mis à bleuir.
Un homme entra. J’avais peur, je tremblais des mains et des pieds... quand je vis mon pied bouger tout seul, mon corps s’orienta involontairement vers cet homme. J’avais un mal de tête affreux. L’homme me demanda si tout allait bien. Je lui répondis que je devais fermer le magasin et qu’il devrait repasser plus tard. Celui-ci me comprit, et me proposa de téléphoner à mon médecin. Ce que je fis, car je ne me sentais vraiment pas bien. Puis il partit. Je tremblais et sortis le carnet. Je touchai à nouveau la première de couverture et en une poignée de secondes après un gros flash lumineux je disparus.
Arrivé chez mon médecin, je ne compris plus rien. Le flash m’avait éblouit les yeux, je les ouvris. Je voyais un homme. Il bougeait la main devant mes yeux et me parlait. Je ne compris rien de ce qu’il me racontait. Je tremblais. Un frisson glacé me parcouru et me fit sursauter. L’homme continua à parler : « Mr Jean, vous m’entendez », je le regardais et lui répondis d’une voix douce et crispée « où suis-je ? » et une conversation s’engagea :
« -Je vous ai trouvé là, par terre, allongé. Je vous ai alors relevé, et commencez à vous parler
- Où suis-je ? redemandais-je
- Chez le médecin, me répondit-il, voulez-vous que je vous conduise à l’hôpital ?
- Non merci, je vais rentrer chez moi, lui répondis-je »

Sur le chemin, je pensais à tout ce qu’y c’était passé, je ne pouvais rien raconté à personne car on m’aurait pris pour un fou. J’avais peur. Mes frissons devenaient de plus en plus glacés. A l’idée de savoir que je me déplaçais d’un endroit à un autre en une poignée de seconde, sans marché, j’étais tétanisé. Un homme m’interpela « Hé toi là bas ». Je ne compris rien, mon cœur battait à 100 à l’heure ou peut-être bien à 200 à l’heure. J’étais pétrifié. Je me mis à courir, sans le vouloir, mes gambes bougeaient toutes seules, je n’étais plus maître de moi-même.
J’ouvris la porte de mon magasin, toujours sans le vouloir, celle-ci était glacée, comme moi d’ailleurs. Après l’avoir ouverte, je m’assis derrière le comptoir, et je repris mes esprits. Un homme entra, ses cheveux blonds, ses yeux bleus, sa petite casquette et sa canne me firent penser à quelqu’un. L’homme d’une voix douce et claire me demanda « Salut Jean, alors ça va mieux depuis ce matin ? », je lui répondis que tout allait bien, même si au fond de moi je savais qu’il y avait un problème et reconnu l’homme de ce matin. L’homme partit, je fermai le magasin, je ne me sentais pas bien. Je décidai alors d’aller me coucher. Une fois au lit je resongeais à tous ses évènements. A l’idée d’y penser, des frissons de plus en plus glacés me choquèrent. Quand je pensais au médecin, je me demandais si je l’avais bien vue ou si c’était un rêve, hé bien oui pensais-je, je suis au lit, je viens de me réveiller, tout coïncide. Quel drôle de rêve. Je n’avais plus peur, plus de frissons.


Je repris le carnet, touchai cette lettre, si douce que je me mis à penser que je devais aller chercher du pain, à la boulangerie du village. Soudain, en une poignée de seconde, d’un flash lumineux, j’arrivai devant la porte de la boulangerie. Je m’assis sur une des marches, et tremblais, je ne comprenais plus rien, comment étais-je arrivé là, sans marcher, des frissons glacés me parcoururent, mon cœur battait de plus en plus fort, je tremblais, j’avais des sueurs froides, très froides, mon souffle était coupé. J’étais angoissé, pétrifié, horrifié. J’étais en proie avec la peur. J’étais paralysé. Mes doigts bougeaient tous seuls. J’étais effrayé. Je ne comprenais plus rien, j’avais l’impression d’être mort.
Je me réveillai, la boulangère que je reconnus avec son gros nez et ses cheveux coupés par ci par là, me demanda si tout allait bien. Elle me raconta qu’elle m’avait emmené dans mon lit avec deux de ses clients. Je la remerciai. Elle dut partir pour rouvrir sa boulangerie. Je ne comprenais pas pourquoi je m’étais évanouis et me rappelai que j’étais arrivé devant la boulangerie, sans m’être déplacé. J’avais peur, j’étais tétanisé.
Je m’endormis de suite, je rêvai d’une personne qui me parlait et me racontait ce qu’elle vivait avec le carnet avant de mourir. Elle me raconta qu’en pensant à un endroit et en touchant la lettre, elle se retrouvait instantanément au lieu voulu. Elle me dit de ne pas m’inquiéter, et qu’il fallait profiter de ce don de pouvoir se déplacer d’un endroit à un autre sans marcher. Je sursautai. J’avais fais un cauchemar. Je descendis les marches et pris un bon café, ce que j’avais rêvé me faisait plutôt peur.
Après avoir pris mon café, je m’assis et pris le carnet, pensai à mon fils qui habitait à des milliers de kilomètres et touchai la lettre « G ». Rien ne se passa, je ne disparaissais pas… je n’avais plus peur et pensai que je devais avoir rêvé toute cette histoire. La journée se déroula paisiblement, plusieurs clients passèrent au magasin, je les accueillis avec plaisir. Le soir vint et je reçus un appel téléphonique. C’était mon fils, il me dit: « C’est sympa papa d’être passé ce matin ! … »

Par François et Guillaume (Classe 4B)

La bague mystérieuse

Comme tous les après midi, je me rendis à la maison de mon arrière grand-mère. J’avais eu l'idée soudaine de ranger son grenier. En déplaçant un vieux bureau qu’elle avait l’habitude d’utiliser, je remarquai, sur le sol, une trappe que j'ouvris. Je descendis des escaliers grinçants et tombai sur une vieille malle, qui datait d'il y a fort longtemps. Je l’ouvris et là, je trouvai une boîte à bijoux ancienne. A l'intérieur se trouvait une bague.
En rentrant chez moi, je montrai ce bijou à ma mère. C'est alors qu'il se produisit un phénomène incroyable. Les yeux rivés sur la bague, ma mère semblait très absorbée. Son regard ne déviait pas. Quelques interminables minutes passèrent, durant lesquelles j'eus l'impression, de plus en plus nette, que sa silhouette s'estompait... Au bout d'un certain temps, je ne la discernais même plus. Elle avait totalement disparue. L’anneau tomba sur le sol. Je le ramassai. Mon père, qui se trouvait alors à mes côtés, était étonné. Il prit la bague et l’essaya à son doigt. Il disparut également instantanément. D’abord stupéfaite, je restais immobile, sans réactions. Un sentiment d’angoisse m’envahit peu à peu et je repris mes esprits. Il me fallait maintenant élucider ce mystère. Je décidai donc de retourner chez ma grand-mère avec la bague. Peut être savait elle quelque chose…
Je la trouvai occupée dans son jardin, et me plaçai devant elle. J’étais très stressée à l’idée de lui parler de cette bague. Mon attitude l’alarma immédiatement. Je bégayai ces quelques mots :
« - Ma ma ma ma mie, j’ai pris une babague dans tonton grenier et papa et maman ont disparu ! » En entendant ces quelques mots, elle s’évanouit. Après avoir repris ses esprits, elle se releva et hurla :
« - Mais, quelle bague ? Où l’as tu trouvée ? » Je lui répondis que je l’avais dénichée dans son grenier et elle répliqua :
« - Qu’est-ce que tu allais faire dans mon grenier ? » Je ne lui connaissais pas de réactions semblables. C’était un être si doux d’ordinaire !

« - Mais mamie ça ne sert a rien de me crier dessus, mes parents ont disparu ! Tu ne peux pas comprendre cela ?
- De quoi tes parents ont disparu ? Mais comment cela s’est-il passé ?
- Comme je te l’ai dit, j’ai trouvé une bague dans ton grenier, maman et papa l’ont passé à leur doigt et ils se sont volatilisés ! Mamie, tu sais peut-être ce qu’il faut faire pour qu’ils reviennent à la réalité ?
- Il suffit juste de la mettre sur mon doigt et tout le monde reviendra, mais il faut aussi que tu penses très fort à leur retour. »

Elle mit la bague à son tour… et disparut ! A mon tour, je ramassai l’anneau à terre, l’essayai… Je fus prise d’un étourdissement… Quelques instants plus tard, je me retrouvai dans l’autre monde. Il faisait très sombre, le vent soufflait fort et j’entendis un cri : c’était ma mère ! Je courus vers elle et là je la trouvai allongée sur le sol.
Elle s’inquiéta: « - Mais où sommes nous ?
- Je n’en sais rien maman ! Où est papa ?
- Il est parti chercher un moyen de sortir d’ici. Je ne peux pas aller le rechercher, il fait trop sombre et le vent souffle très fort. »

Soudain, j’entendis un bruit de pas et sentis une présence derrière moi : c’était mon père.
« -Tu m’as fait peur. Lui dis-je. Tu étais où ?
- J’ai trouvé une étrange maison, répondit-il, nous allons nous y réfugier.»
Presque aussitôt après être entré dans la demeure, on entendit quelqu’un frapper à la porte d'entrée. C'est moi qui allai ouvrir, et me trouvai face à un homme défiguré. Je refermais promptement la porte, très angoissée. Nous sortîmes par l'arrière de la maison et nous mîmes à courir le plus vite possible, mais l’homme nous rattrapa sans difficulté. Mon père s'arrêta.
« - Attendez ! Nous cria-t-il. Peut être que cette personne veut nous apprendre quelque chose!
Ma mère rétorqua :
- Mais non! Et si ça se trouve, cet homme veut nous tuer !
Mon père s'adressa au mystérieux individu: - Que nous voulez vous ?
L’homme répondit très calmement :
- Je ne vous veux aucun mal, tout ce que je souhaite vous demander, c’est ce que faites-vous ici. D’habitude il n’y a personne.
Alors mon père lui raconta toute l’histoire liée à cette mystérieuse bague.

Quelques minutes plus tard, l’homme nous guidait vers le lieu où, affirmait-il, nous pourrions retrouver notre univers. L’homme nous y laissa sans rien dire. Un étrange trou noir apparut. Je passai l'anneau à mon doigt et pensai très fort notre retour à la réalité.

Nous avançâmes tous ensemble dans ce trou noir, il était très sombre. Une heure plus tard, nous nous retrouvâmes tous dans le grenier de notre maison.

Par Céline et Brendaline (Classe 4B)

Le miroir magique

Je vais vous raconter mon incroyable histoire.
Tout commença le jour, où je fus promu employé du mois, et reçus un billet d’avion pour un voyage d’une semaine à Alexandrie.
Il ne me restait plus qu’une heure avant de repartir, et je ne voulais pas quitter Alexandrie sans un petit souvenir. Je cherchai pendant des heures, et ne finis par trouver qu’un simple magasin de légumes. Quand au beau milieu d'une ruelle, je tombai sur une petite boutique qui proposait des antiquités. J'entrai et aperçus un vieil homme qui me regardait fixement. Je cherchais un souvenir qui me rappellerait ce fameux voyage. Je perdais l'espoir de trouver mon bonheur, quand soudain mes yeux furent éblouis par une lueur scintillante, qui traversait un vieux rideau. Curieux, je soulevai celui-ci et aperçus un splendide miroir datant de plus de 3 000 ans. J'en demandais le prix à l’antiquaire, qui me répondit que ce miroir était dans cette maison depuis sa construction, et qu’il l’avait trouvé dans le grenier du magasin. Je m'enquis à nouveau du prix. Il me répondit qu’il me le donnait. Je demandai un taxi, plaçai mon acquisition dans le coffre et partis.
Lorsque je revins chez moi, en France, j'accrochai le miroir au mur de mon salon, au-dessus de mon canapé. Mais un soir… Alors que je regardais la télévision, confortablement installé sur mon divan, mon miroir égyptien se mit à trembler et à produire des flashs de lumière. Je me retournai et aperçus en son centre comme une sorte de tunnel sombre, qui se prolongeait dans le miroir et qui aspirait tout ce qui se trouvait à proximité. C’était, à n'en pas douter, une sorte de passage temporel. Je m’approchais au plus près, et ressentis une forte aspiration: tout mon corps était comme happé par ce miroir. Je m'agrippai au canapé, mais le tourbillon devint de plus en plus fort et me fit lâcher prise: j’étais à bout de force.
A l’intérieur du tourbillon, je réalisai avec terreur que j’étais transporté vers une dimension parallèle. Sur les parois du tunnel, comme sur un écran de cinéma, mes années défilaient. Au bout du tourbillon, je me cognai si fort contre un mur, que je perdis connaissance.
Lorsque je me réveillai, après quelques tours sur moi-même, je me rappelai tout ce qui s’était passé.
J'étais à nouveau dans la ruelle du magasin d'antiquités, mais celle-ci semblait changée, la route n’était plus qu’un chemin de terre... C'est alors que j’aperçus plusieurs hommes portant des djellabas, je pris alors conscience que j’étais revenu dans le passé. Les femmes portaient des robes fourreaux de couleurs vives, des bijoux précieux et des amulettes à l’effigie des dieux égyptiens.
A la porte du magasin, je vis un panneau sur lequel des inscriptions égyptiennes indiquaient qu'il était fermé. Je pris mon courage à deux mains et brisai la vitrine pour entrer. Je n’aperçus nulle part le miroir, mais des gardes égyptiens me virent entrer à l’intérieur et pensèrent que je cambriolais. Ils m’emmenèrent dans les cachots du pharaon.
Ma geôle était très sombre, humide, infestée de rats. Je voyais à peine au travers des barreaux. Au fond, une silhouette sombre m’observait, elle émit un rire sarcastique. Je ne me sentais pas très bien, je transpirais à grosses gouttes. L'angoisse de rester pour toujours dans « ce trou à rats » montait en moi. J’étais exténué, à bout de souffle, j’avais du mal à respirer.
Après quelques semaines d’isolement, je me voyais mourir. L'inconnu qui se trouvait dans ce cachot, et qui, jusqu'alors m'avait laissé tranquille, s’approcha de moi, à petits pas: j’étais terrorisé. Les bruits de gouttes d’eau, qui ruisselaient le long des piliers de granit, n’arrangeaient pas les choses. Il mit sa main sur mon épaule et me dit d’une voix, qui se voulait rassurante :
« - Veux- tu t’échapper de « ce trou à rats » mon gars ? J’ai enfin trouvé un moyen de partir ! »
Je lui demandai s'il y avait des risques. Mais d’après lui, il n’y en avait aucun, alors j’acceptai…
Le moment était venu. Une trappe se trouvait au fond du cachot, dissimulée sous la terre. Nous nous échappâmes par cette sortie. Mais un doute montait en moi : où menait le tunnel ? Enfin, nous parvînmes à une sortie, qui donnait dans une ruelle sombre.
Des rats couraient sur le sol, des chats errants s'agitaient sur des tas d'ordures. Dans un coin sombre, des hommes, le visage caché sous un foulard, était entrain de voler des pièces de monnaie à une jeune femme. Elle hurlait de peur, ils la laissèrent sans un sou au beau milieu des rats. Mais nous n’eûmes pas le temps de la secourir, car des gardes étaient à notre trousse.
Je retrouvai la rue du magasin d’antiquités: les soldats du pharaon étaient toujours sur nos talons. Nous nous mîmes donc à courir à toute allure pour leur échapper. Il faisait si chaud que je commençais à voir flou, et les gardes se rapprochaient de plus en plus...
Nous nous engouffrâmes à l’intérieur de la boutique. Mon robuste compagnon bloqua la porte avec une lourde poutre, tandis que les soldats essayaient de la forcer. Puis nous allâmes chercher le miroir caché dans le grenier. Je le plaçai devant nous, et attendis qu’il nous renvoie à mon époque. Mais il ne se passait rien... Quand mon camarade actionna un bouton sur le côté du miroir, et je me retrouvai en 2002.
Quelques jours plus tard, après avoir repris le cours normal de mon existence, je partis acheter une horloge pour mon salon, dans un petit magasin du centre ville. Ceci fait, fier de mon achat, je regagnai ma voiture... quand j’aperçus, non loin, une silhouette qui m’observait et qui émit un rire sarcastique. C’est là que je me rappelai …

Par Armand et Etienne (Classe 4B)

La mystérieuse tablette

Nous étions mardi matin, il faisait beau pour un mois de Février. Je décidai donc de m’aventurer dans un de ces vide-greniers de campagne, à la recherche de la bonne affaire. Le stand vingt et un attira tout particulièrement mon attention, car son vendeur, un vieillard à la longue barbe blanche, détenait un bureau des années soixante dix. Dès que je le vis, j’eus le coup de foudre. Je l’obtins finalement pour une cinquantaine d’euros car le vendeur souhaitait vivement s’en débarrasser, c’est du moins, l’impression qu’il me donna. Après cet achat, je me sentais troublé par le vieillard, mais j’avais déjà payé. Sans un mot, j’emportai le bureau. Une fois chez moi, je l’installai dans une pièce laissée libre à la mort de ma grand- mère.
Au bout d’une semaine, je me décidai à ouvrir les tiroirs, mais n’y trouvai rien de particulier. Je glissai mon doigt dans le trou prévu pour recevoir un encrier et y trouvai un bouton. J’appuyai dessus. Soudain une trappe sur le côté droit du bureau s’abaissa et je découvris une tablette avec des écritures anciennes. J’étais surpris de trouver ceci dans un bureau de ce type : deux époques se confrontaient. Désireux d'en connaître la signification, je débutais des recherches. Je pris une photo de la tablette, mais soudain mon appareil photo se bloqua et la pendule s’arrêta, la maison était sans bruit je me sentais fatigué, je m’évanouis.
Lorsque je me réveillai, j’avais mal à la tête et je voulus voir mon appareil photo donc je le pris et lorsque je vis toutes les photos il n’en manquait qu’une seule, c’était celle de la tablette ; cette photo avait disparu comme par magie. Je me sentais angoissé et troublé par ces faits qui envahissaient mon quotidien. Tout à coup, dans un moment de folie, je m’écriai :
«- Qui est là ? Sortez ! Laissez-moi tranquille ! Qu’est que vous me voulez ? ». Comme je m’y attendais rien ne se passa, sauf ma femme qui entra dans la pièce sombre pour me réconforter, je la repoussai violemment. A ce moment, je me sentis seul, malgré la dévotion de ma femme à mon égard. Mes nerfs lâchèrent et j’éclatai en sanglots puis je me repris.
Je trouvai vraiment bizarre cette disparition et une fois de plus, le doute s’installa dans ma tête. Je ne savais pas ce qui se passait. Je décidai d’aller me coucher pour réfléchir à tout cela tranquillement dans mon lit, car toutes ces émotions m’avaient vraiment fatigué et troublé.
Le lendemain matin, lorsque je me réveillai, je n’avais toujours pas trouvé d’explication à ce qui m’était arrivé la veille. Je voulus prendre une autre tablette dans le bureau mais lorsque j’ouvris la trappe, je commençai à me sentir mal et je m’évanouis une nouvelle fois. Quand je me réveillai il n’y avait plus de tablette et je ressentais des douleurs crâniennes. Je pensais tout le temps à cette tablette : « Qu’était-ce ? D’où provenait-elle ? Que voulait dire ces écritures ressemblant à des hiéroglyphes ? » ? Je ne pouvais dormir, je souffrais d’une extrême fatigue qui ne me permettait pas de faire ce dont j’avais envie : cela m’énervait.
Cette fois-ci, je m’inquiétais vraiment beaucoup de ce qui m’arrivait. Donc je voulus tout raconter à ma mère pour qu’elle m’aide à résoudre ce gros problème qui me tracassait. Je lui décris en détail tous les évènements de ces derniers jours ; elle me répondit que j’étais paranoïaque et que je devais me reposer après toutes mes émotions. Je suivis son conseil et allai me reposer une petite heure. Mais lorsque je me mis dans mon lit, je pensais encore aux évènements de ces deux jours et toutes mes émotions m’empêchaient de trouver le sommeil.
Cette insomnie me tournait la tête, j’étais au bord de la nausée ; je ressentais l’impression bizarre et indéfinissable d’un vent glacial qui me parcourait tout le corps : c’était fort désagréable et à la limite du soutenable. Je pensais que la folie me guettait. J’étais plongé dans une obscurité partielle car mes vieux volets troués lassaient passer un peu de lumière. Au bout d’un long moment de solitude, je me levai, enfilai mes pantoufles mais comme j’étais encore très faible, je vacillais à nouveau. Je remarquais que lorsque je m’évanouissais, j’arrivais à dormir. Je sentais une douleur abominable dans ma poitrine ; de plus, un cauchemar me tourmentait : dans mon quotidien proche, je voyais ma maison…..un grand homme très maigre dansait autour de cette dernière. Je me réveillai, encore une fois, étendu sur le carrelage froid. J’ouvris mes volets et je vis un homme qui au début me paraissait déguisé mais finalement il ressemblait plus aux hommes des temps des civilisations incas. Quand il me vit, il s’enfuit serrant dans sa main une tablette.
Tout à coup, je me sentis comme libéré : le poids que je portais sur la poitrine, mes migraines incessantes disparurent ainsi que ma violente fatigue. Je me demandais tout de même si tous ces événements n’étaient pas liés à la tablette ; cela restera un mystère car je ne voulais pas revivre cette période ; tout mon mal était lié à cet objet de malheur présent sous mon toit.
Je me dirigeais vers ma cuisine lorsque je vis par terre ma chienne de dix ans que j’aimais tant égorgée par terre, elle gisait dans son sang. Ce spectacle me laissa terriblement désemparé. Je me précipitai dehors pour retrouver ma femme, je l’appelai une dizaine de fois mais aucune réponse de sa part. A ce moment, je réalisai l’éventualité d’un enlèvement par cet inconnu.....

Par Vincent Steven et Guillaume (Classe 4B)