mardi 4 mai 2010

Chris et le médaillon mystérieux

Ce jour-là, le 7 février 2010, un musée ouvrait ses portes, et un banquet avait été organisé par son propriétaire. Au rez-de-chaussée, étaient exposés des vestiges de la préhistoire. Le premier étage, lui, présentait des œuvres de l’Antiquité. Le second était consacré au Moyen-âge. Et le dernier comportait les tableaux les plus célèbres de l’époque contemporaine. Le premier visiteur, un jeune homme d’une quinzaine d’années, se nommait Chris. Il fit un tour au deuxième étage et tout à coup, s’arrêta devant un médaillon. C’était un pendentif de couleur or, incrusté de pierres précieuses, présentant en son centre, un diamant rouge qui brillait de mille feux. Chris le fixa longtemps, comme hypnotisé, et ne put s’empêcher de le toucher. Quand il posa la main dessus, il fut pris d'un vertige. Qu’allait-il se passer ?
Chris s’était évanoui un moment. L’homme qui faisait le ménage lui demanda pourquoi il s’était affalé par terre. Il lui répondit qu’il ne savait pas. Il se souvenait qu'après avoir touché le médaillon, il avait été pris d'un vertige et s'était retrouvé sur le sol, étendu. L’homme lui répéta qu’il ne fallait pas toucher aux objets. Chris se releva, mais il n’arrivait pas à marcher droit, il s’appuya sur une vitrine et reprit ses esprits. Il sortit du musée malade, sa tête tournait, avec une forte envie de vomir. Il entra chez lui, il n’arrivait même plus à rester debout. Il entra dans sa chambre, s’allongea et s’assoupit un instant. Il rêva qu’il vivait au moyen âge. Il aperçut soudain le médaillon et se réveilla en sursaut. Qu'allait-il se passer ?

Il se réveilla en sursaut, il se demandait ce qu’il lui arrivait et retomba dans un sommeil profond. Son rêve paraissait réel, car l’odeur des personnes qu’il croisait lui semblait familière. Chris se promenait dans la rue et sentit une femme qui le suivait. Il s’arrêta et se retourna. C’était une femme d’une trentaine d’années, qui le talonnait, elle le prit par le bras et ils se cachèrent dans une rue étroite et celle-ci lui dit :
-Réveille-toi, tu cours un grand danger !
Chris tressaillit et tomba de son lit, il avait peur il se releva. Il se frotta la tête et se demanda ce qu’il lui arrivait. Durant son réveil, il eut un mal de tête insupportable. Il saisit le téléphone et composa le numéro du médecin pour avoir une consultation.
Il alla consulter, mais arrivé dans la salle d’attente, il devait attendre au moins deux heures car la salle grouillait de monde. En s’asseyant sur la chaise, il s’endormit une fois de plus. Il retourna au Moyen-âge et revit cette femme, qui l’avait prévenue d’un grand malheur. Cette fois-ci, elle lui expliqua que sa mort était proche et qu’il fallait qu’il se réveille très rapidement, mais Chris refusa.
Il demanda à cette femme des explications : pourquoi lui annonçait-elle que sa mort approchait ? Mais elle refusa de lui communiquer d’autres informations. Comme elle lui refusait des explications, il décida de rester au Moyen-âge et de ne pas se réveiller, tout en sachant qu’il courrait un grand risque.
Il prit la décision de rester dans cette époque et de savoir ce qui se passait vraiment. Il marchait dans la rue, mais il sentait une présence derrière lui. Cette fois-ci, ce n’était pas cette jeune femme, mais un chevalier de la garde Royale qui le suivait. Chris se mit à courir et ce paladin le pourchassa de plus en plus rapidement. Il se faufila dans une petite ruelle, mais celle-ci était sans issue. Quand le chevalier surgit, il se précipita sur le jeune homme et ils commencèrent à se battre. Pendant la lutte, Chris aperçut le médaillon autour du cou du chevalier.
Chris se réveilla en sursaut dans la salle d’attente. Il décida de ne pas consulter de médecin, car il savait ce qui s’était passé. Il rentra chez lui et expliqua à sa mère ce qui se passait. Elle lui répliqua longuement qu’à cette même époque, un de ses ancêtres avait vécu la même aventure : que cet homme était un esclave et qu’il avait volé le médaillon à un roi, elle avait appris sa dans un livre qui se transmettait de génération en génération.
Chris comprit tout de suite ce qui s’était passé. Il trouvait bizarre que son ancêtre lui ait confié cela. Après avoir apprit cette nouvelle, il se dit que les cauchemars allaient cesser. Alors, le reste de la journée, il se changea les idées en allant au parc. Chris se promena longuement en réfléchissant au moment où les cauchemars stopperaient. Il rentra chez lui et alla se reposer un peu, il s’endormit, mais pendant son sommeil : rien ne se produisit… Chris s’éveilla de bonne humeur, pas un seul mauvais rêve ! Il descendit et dit à sa mère que ses visions étaient terminées. Elle s’exclama que c’était merveilleux !
Il retourna au musée et alla au deuxième étage où il avait vu le médaillon. Il le chercha, en vain. Il demanda à l’homme s’occupant de l’entretien ce que le médaillon était devenu. L’homme lui répondit qu’il ne savait pas de quoi il s’agissait. Chris ne comprenait plus rien, il se frotta la tête et réfléchit. Il rentra chez lui, plein de doutes, et dit à sa mère qu’il n’y avait pas de médaillon au musée. Sa mère se demandait de quoi il pouvait bien parler. Elle s’interrogeait s’il allait bien dans sa tête. Elle lui dit qu’il avait fait un rêve. Chris alla dans sa chambre en baissant la tête, tout triste. Il se questionnait, pourquoi avait-il fait ce mauvais rêve. Il se rendormit avec plein de scrupules. Il se demandait s’il n’était pas devenu fou?

Par Leslie et Mylène (Classe 4B)

Tunis une ville pleine de pièges

L’histoire se passait à Tunis, dans une vieille rue pleine de souks et de petits magasins d’épices. Il y en avait un qui me plaisait, avec plein de tapis et d’objets divers. Parmi ceux-ci, une lampe en or, sur une étagère en bois, attira mon attention. Elle semblait magique. Elle me plaisait, elle était très belle, mais le vendeur était sceptique et hésitait à me la vendre. Il m’avait dit qu’il l'avait trouvée, sous le sable, dans le Sahara, par hasard. Il la trouvait louche, elle était bizarre, mais je l’achetai tout de même, très cher, pour compléter ma collection. Je n’avais jamais vu une aussi belle pièce. Je la mis sur une étagère où se trouvait déjà une centaines de lampes. Je n’avais jamais possédé une telle pièce. Je fis des recherches sur son origine. J'appris qu'elle était restée enfouie sous le sable depuis 300 ans. Elle attendait qu’on l’a trouve.
Le vendeur m’avait dit qu'elle me réserverait bien des surprises. En voulant laver la lampe, je vis en dessous du couvercle un morceau de papier. Je le déroulai et découvris des inscriptions. Je lus ceci:
« -Si tu voles un tapis, tu gagneras 1000 dinars. »
Je n'y crus pas. Je déchirai donc le papier. Mais un autre message, exactement identique au premier, apparut comme par enchantement. Je commençais vraiment à avoir peur. Mais ma curiosité l'emporta sur mes craintes, et je décidai de suivre ce que les inscriptions m'indiquaient de faire.
Je repartis donc au souk pour accomplir ma première filouterie. Devant le stock d’un vendeur de tapis, qui étaient tous suspendus, je me glissai discrètement derrière l'un d'eux. Je le détachai, l’enroulai et le pris. Mais au moment où j’allais partir, le vendeur revint pour récupérer une pièce en cachemire. Je me cachai alors dans un tas de tapis. Mes jambes s’entrechoquaient, l’angoisse me montait dans la gorge. J’avais la chair de poule, car l'homme portait à son côté, un sabre particulièrement bien affuté. Il s’approcha de l'endroit où je me trouvais, et prit un tapis suspendu au dessus de moi. A ce moment là, j’eus la frayeur de ma vie! L’homme repartit et je pus donc m'enfuir discrètement, mon premier larcin sous le bras. Je me rappellerai toujours de la peur bleue que j’ai éprouvée, par la suite... Une fois arrivé à l’hôtel, je plaçai le tapis près de la lampe, tout à coup il disparut! A la place : une liasse de 1000 dinars, comme prévu. Je regardai sous le couvercle de la lampe: il y avait un autre papier sur lequel était inscrit
«- Voles 15kilos d’épices au marché de Tunis et tu recevras 5000 dinars.»
C’était la deuxième exaction que j’allais réaliser. C’était une opération difficile. Il faudrait distraire le vendeur, pour lui dérober ses 15 kg d’épices au beau milieu de la foule. J'attendis que celui-ci parte dans sa remise : c’était le bon moment. Je pris mon sac et le remplis d’épices. L'homme ne m’ayant pas vu, je repartis à mon hôtel, et livrai le tout à la lampe, afin de recevoir ma récompense de 5000 dinars.
Je regardai sur le couvercle de la lampe et aperçut, une fois encore, un autre bout de papier, il y était écrit: « Voles un chameau en échange de 10000 dinars »
J’allais réaliser mon troisième méfait, qui consistait à voler un chameau au dresseur du coin. C’était dangereux, car le vendeur était armé. J’entrai dans l'enclos par derrière, pour ne pas me faire voir. Je bondis sur l'un des chameaux et partis sur son dos, dans les rues de Tunis, pris en chasse par deux cavaliers, portant des sabres à lame tranchante. Je me cachai derrière l'étal d'un marchand, sur lequel s'amoncelait tout un bric à brac. Mes poursuivants passèrent juste à côté de moi. Mon sang se glaça, mon cœur s'arrêta de battre. Par chance, ils ne me découvrirent pas. Je regagnai donc ma chambre d’hôtel. J’eus beaucoup de mal à y entrer le chameau. Mais comme les autres objets, il disparut lui aussi et, à sa place, je trouvai ma récompense.
Je commis ainsi une bonne dizaine de vols, tous plus importants les uns que les autres. Seulement, je pris conscience des préjudices que je faisais subir aux petits commerçants. Je décidai, à contre cœur, de balancer la lampe à la poubelle, mais elle revint aussitôt à sa place, comme par magie. Je décidai alors de quitter le pays. Malheureusement, une fois le frontière passée, je revenais instantanément à l’hôtel! Un soir, le fakir de la lampe en sortit pour me dire que je ne pouvais plus partir, qu’il avait besoin de mes vols pour vivre de l'autre côté, dans son monde. Et que si j'essayais de me débarrasser de lui ou de quitter le pays une fois de plus, il ferait en sorte de me déposséder de tous mes biens. Je décidai, malgré ses menaces, de partir, plutôt que de vivre en sachant que je faisais du mal à d'autres personnes. Depuis, de retour dans ma Bretagne natale, je suis suivi à Saint Avé, un établissement public de santé mentale, car j’ai essayé, à plusieurs reprises, de me suicider.

Par Xavier et Gurwann (Classe 4B)

La boîte magique

Ce jour là, ma grand-mère me proposa de l’aider à ranger son grenier. Il y avait tellement d’objets anciens! J’étais ébloui par tout ce bric-à-brac. Puis ma grand-mère me dit :
« -Allez, on y va! Tous les objets qui ont une étiquette doivent être jetés, et les autres, il faudra les garder et les ranger dans ces cartons. »
« - D’accord! » lui répondis-je.
J’empilai et rangeai tout ce qui devait être jeté d'un côté, et plaçai le reste dans les cartons. Quand soudain je tombai sur une magnifique petite boîte. Je l’ouvris : une merveilleuse mélodie s'en échappa... grand-mère arriva toute affolée et hurla :
« -Ne l’ouvre surtout pas ! Jette cette boîte à musique immédiatement ! »
Je ne comprenais pas pourquoi elle ne voulait plus la garder. Mais une fois qu'elle eût tourné le dos je la mis de côté. Je comptais bien la reprendre au moment de rentrer chez moi.

Une fois rentré dans ma maison, je courus à ma chambre et fermai la porte à clé. Je m’assis sur mon lit, posai la boîte sur ma table de chevet, puis l’ouvris. La mélodie était vraiment merveilleuse et pour profiter de cette petite musique et du soleil de la journée, j’ouvris les volets et la fenêtre. Mais oh! Stupeur! Le ciel était devenu ténébreux, le tonnerre grondait, et il pleuvait. Alors qu'à peine cinq minutes plus tôt, le soleil était éclatant… Je sentis mes jambes fléchirent, mes yeux se fermer, je me sentais partir, comme si je tombais d’un immeuble sans fin. Que se passait-t-il donc??? Que voulait vraiment me cacher grand-mère ?

Lorsque je me réveillai : tout avait changé. Les oiseaux s’étaient transformés en chauve-souris, les arbres n’avaient plus de feuilles, l’eau des rivières étaient couleur sang, le ciel s’était assombri…Je commençai à paniquer. Alors, je me levais et descendis pour voir ma mère : personne ! J’aperçus une goutte de sang puis une autre, et encore une autre…
Mais à qui appartenait ce sang ? Et pourquoi un tel paysage d’horreur ? Je me demandais comment j’étais arrivé là ? Comment mon univers s’était-il transformé en une dizaine de minutes ? Toutes ces questions sans réponses ? Et où étaient mes parents, et mon frère ? Je ne savais plus où j’étais. J’étais totalement désemparée par cette situation…
Soudain, je distinguai une silhouette passer devant la fenêtre, alors je sortis et je vis sur le fil à linge tous mes vêtements couverts de sang, qui, en s’égouttant rejetaient des gouttes de sang, qui retombaient lourdement sur le sol. Alors je me mis à courir de manière totalement désorientée... Lorsque j’arrivai chez ma grand-mère, j’entrai. Je l’appelai et aperçus la boîte à musique, posée sur un guéridon, dans le vestibule… Comment était-elle arrivée là ? Plongée dans mes pensées, je perçus la voix de ma grand-mère :
« -Julie ! Viens vite ! Monte au grenier ! Rejoins-moi ! Et ne te fais pas attraper ! Vite, vite ! »
Je m’empressai d’obéir, très intriguée :
« -Mais, mais, mais qui ? Qui veut m’attraper ? Et puis, pourquoi tout a changé ? »
- Enfin, Julie, arrête ! Je t’avais dit de ne pas ouvrir cette boîte ! Elle est maudite !
- Maudite ? Mais pou-pourquoi ? Et, et, et comment ? Je ne comprends pas grand-mère ? »
Au moment où nous parlions, le ciel se couvrit, il faisait sombre, j’avais froid, ma grand-mère m’ordonna de me cacher, la porte s’ouvrit doucement, j’entendis des pas …Toutes les fenêtres s’ouvrirent brusquement. Près de moi, sur le sol : une photo... J’y jetai un coup d’œil, elle représentait un homme avec la boîte à musique. Soudain, je sentis le souffle d’une personne sur mon épaule. Je tournai la tête : et tombai face à face avec un visage inconnu. Je me mis à crier. Le personnage était couvert de sang, de plaies qui suintaient... Il ressemblait à l’homme sur la photo! Je ne pouvais y croire.
Il était terrifiant une hache transperçait son torse, il n’avait pratiquement plus de lèvres ; elles étaient déchiquetées ; mais il avait les yeux blancs. Il avait l’air aveugle, alors je ne bougeais plus. Peut-être serait-il parti ? Il était habillé en noir, mais taché de sang… Mais qu’était- ce donc ? Un monstre vivant ? J’étais pétrifié
Alors il fit demi-tour comme si il n’avait pas sentit ma présence, je me mis à réfléchir mais qui est-il? Il ressemblait tellement à l’homme sur la photo. Soudain je pensais à ma grand-mère et l’appelait, personne ne répondit. Je descendis avec la photo je vis la boîte à musique alors, j’eus l’idée de « la détruire » en essayant de la casser, la photo se déchira.
Alors je me sentis tombé je voyais le monde changée quand tout à coup je me suis réveillée dans ma chambre. Je regardais par la fenêtre il faisait un temps magnifique. Je ne comprenais plus. J’appelais mon frère et il vint. Je me mis à pleurer de joie ! Tout était enfin redevenu normal…

Par Manon et Jessica (Classe 4B)

Les carnets et les déplacements... sans bouger

Plus je m’approchais de cette prison, plus le froid gagnait mon visage. A chaque marche gravie, l’étrangeté de l'édifice me glaçait les os, j’avais des frissons. Je m’apprêtais à ouvrir la porte, quand un bloc de béton se détacha de je ne sais où. J'eus le réflexe de sauter sur le côté. La bombe était là, par terre, mais je ne la vis pas. Et m’écroulai. Quelques heures plus tard, je repris connaissance, j’avais mal à la tête. Je mis ma main sur mon front. Je saignais. En me relevant, je trébuchai à nouveau contre un objet, que je ramassai. Il s'agissait d’un petit carnet très intriguant, poussiéreux et mystérieux. Je le pris et m’enfuis de cette prison, qui venait d'être bombardée par les allemands.
Je me dirigeais vers la rue « Ste Hélène », pour aller au bar le plus proche. Alors que je remontais la rue « Jean Charles Petit », je me rendis compte que je devais aller chez moi, pour ouvrir le magasin. En marchant, je sortis de ma poche le carnet. Je le regardais avec attention. Dessus on pouvait deviner la lettre « G », partiellement effacée. Elle était d’un pourpre merveilleux. Je la touchais du revers de la main. Celle-ci était brodée avec un joli fil de soie. Brusquement, il y eut un flash lumineux et je fus propulsé dans mon magasin! Sur le moment, je m’interrogeais sur se phénomène mystérieux autant qu’étrange : de la rue « Jean Charles Petit » à mon magasin, il y avait quand même dix minutes de marche! Je commençais à ressentir la peur : mon cœur battait de plus en plus fort et je me mis à bleuir.
Un homme entra. J’avais peur, je tremblais des mains et des pieds... quand je vis mon pied bouger tout seul, mon corps s’orienta involontairement vers cet homme. J’avais un mal de tête affreux. L’homme me demanda si tout allait bien. Je lui répondis que je devais fermer le magasin et qu’il devrait repasser plus tard. Celui-ci me comprit, et me proposa de téléphoner à mon médecin. Ce que je fis, car je ne me sentais vraiment pas bien. Puis il partit. Je tremblais et sortis le carnet. Je touchai à nouveau la première de couverture et en une poignée de secondes après un gros flash lumineux je disparus.
Arrivé chez mon médecin, je ne compris plus rien. Le flash m’avait éblouit les yeux, je les ouvris. Je voyais un homme. Il bougeait la main devant mes yeux et me parlait. Je ne compris rien de ce qu’il me racontait. Je tremblais. Un frisson glacé me parcouru et me fit sursauter. L’homme continua à parler : « Mr Jean, vous m’entendez », je le regardais et lui répondis d’une voix douce et crispée « où suis-je ? » et une conversation s’engagea :
« -Je vous ai trouvé là, par terre, allongé. Je vous ai alors relevé, et commencez à vous parler
- Où suis-je ? redemandais-je
- Chez le médecin, me répondit-il, voulez-vous que je vous conduise à l’hôpital ?
- Non merci, je vais rentrer chez moi, lui répondis-je »

Sur le chemin, je pensais à tout ce qu’y c’était passé, je ne pouvais rien raconté à personne car on m’aurait pris pour un fou. J’avais peur. Mes frissons devenaient de plus en plus glacés. A l’idée de savoir que je me déplaçais d’un endroit à un autre en une poignée de seconde, sans marché, j’étais tétanisé. Un homme m’interpela « Hé toi là bas ». Je ne compris rien, mon cœur battait à 100 à l’heure ou peut-être bien à 200 à l’heure. J’étais pétrifié. Je me mis à courir, sans le vouloir, mes gambes bougeaient toutes seules, je n’étais plus maître de moi-même.
J’ouvris la porte de mon magasin, toujours sans le vouloir, celle-ci était glacée, comme moi d’ailleurs. Après l’avoir ouverte, je m’assis derrière le comptoir, et je repris mes esprits. Un homme entra, ses cheveux blonds, ses yeux bleus, sa petite casquette et sa canne me firent penser à quelqu’un. L’homme d’une voix douce et claire me demanda « Salut Jean, alors ça va mieux depuis ce matin ? », je lui répondis que tout allait bien, même si au fond de moi je savais qu’il y avait un problème et reconnu l’homme de ce matin. L’homme partit, je fermai le magasin, je ne me sentais pas bien. Je décidai alors d’aller me coucher. Une fois au lit je resongeais à tous ses évènements. A l’idée d’y penser, des frissons de plus en plus glacés me choquèrent. Quand je pensais au médecin, je me demandais si je l’avais bien vue ou si c’était un rêve, hé bien oui pensais-je, je suis au lit, je viens de me réveiller, tout coïncide. Quel drôle de rêve. Je n’avais plus peur, plus de frissons.


Je repris le carnet, touchai cette lettre, si douce que je me mis à penser que je devais aller chercher du pain, à la boulangerie du village. Soudain, en une poignée de seconde, d’un flash lumineux, j’arrivai devant la porte de la boulangerie. Je m’assis sur une des marches, et tremblais, je ne comprenais plus rien, comment étais-je arrivé là, sans marcher, des frissons glacés me parcoururent, mon cœur battait de plus en plus fort, je tremblais, j’avais des sueurs froides, très froides, mon souffle était coupé. J’étais angoissé, pétrifié, horrifié. J’étais en proie avec la peur. J’étais paralysé. Mes doigts bougeaient tous seuls. J’étais effrayé. Je ne comprenais plus rien, j’avais l’impression d’être mort.
Je me réveillai, la boulangère que je reconnus avec son gros nez et ses cheveux coupés par ci par là, me demanda si tout allait bien. Elle me raconta qu’elle m’avait emmené dans mon lit avec deux de ses clients. Je la remerciai. Elle dut partir pour rouvrir sa boulangerie. Je ne comprenais pas pourquoi je m’étais évanouis et me rappelai que j’étais arrivé devant la boulangerie, sans m’être déplacé. J’avais peur, j’étais tétanisé.
Je m’endormis de suite, je rêvai d’une personne qui me parlait et me racontait ce qu’elle vivait avec le carnet avant de mourir. Elle me raconta qu’en pensant à un endroit et en touchant la lettre, elle se retrouvait instantanément au lieu voulu. Elle me dit de ne pas m’inquiéter, et qu’il fallait profiter de ce don de pouvoir se déplacer d’un endroit à un autre sans marcher. Je sursautai. J’avais fais un cauchemar. Je descendis les marches et pris un bon café, ce que j’avais rêvé me faisait plutôt peur.
Après avoir pris mon café, je m’assis et pris le carnet, pensai à mon fils qui habitait à des milliers de kilomètres et touchai la lettre « G ». Rien ne se passa, je ne disparaissais pas… je n’avais plus peur et pensai que je devais avoir rêvé toute cette histoire. La journée se déroula paisiblement, plusieurs clients passèrent au magasin, je les accueillis avec plaisir. Le soir vint et je reçus un appel téléphonique. C’était mon fils, il me dit: « C’est sympa papa d’être passé ce matin ! … »

Par François et Guillaume (Classe 4B)

La bague mystérieuse

Comme tous les après midi, je me rendis à la maison de mon arrière grand-mère. J’avais eu l'idée soudaine de ranger son grenier. En déplaçant un vieux bureau qu’elle avait l’habitude d’utiliser, je remarquai, sur le sol, une trappe que j'ouvris. Je descendis des escaliers grinçants et tombai sur une vieille malle, qui datait d'il y a fort longtemps. Je l’ouvris et là, je trouvai une boîte à bijoux ancienne. A l'intérieur se trouvait une bague.
En rentrant chez moi, je montrai ce bijou à ma mère. C'est alors qu'il se produisit un phénomène incroyable. Les yeux rivés sur la bague, ma mère semblait très absorbée. Son regard ne déviait pas. Quelques interminables minutes passèrent, durant lesquelles j'eus l'impression, de plus en plus nette, que sa silhouette s'estompait... Au bout d'un certain temps, je ne la discernais même plus. Elle avait totalement disparue. L’anneau tomba sur le sol. Je le ramassai. Mon père, qui se trouvait alors à mes côtés, était étonné. Il prit la bague et l’essaya à son doigt. Il disparut également instantanément. D’abord stupéfaite, je restais immobile, sans réactions. Un sentiment d’angoisse m’envahit peu à peu et je repris mes esprits. Il me fallait maintenant élucider ce mystère. Je décidai donc de retourner chez ma grand-mère avec la bague. Peut être savait elle quelque chose…
Je la trouvai occupée dans son jardin, et me plaçai devant elle. J’étais très stressée à l’idée de lui parler de cette bague. Mon attitude l’alarma immédiatement. Je bégayai ces quelques mots :
« - Ma ma ma ma mie, j’ai pris une babague dans tonton grenier et papa et maman ont disparu ! » En entendant ces quelques mots, elle s’évanouit. Après avoir repris ses esprits, elle se releva et hurla :
« - Mais, quelle bague ? Où l’as tu trouvée ? » Je lui répondis que je l’avais dénichée dans son grenier et elle répliqua :
« - Qu’est-ce que tu allais faire dans mon grenier ? » Je ne lui connaissais pas de réactions semblables. C’était un être si doux d’ordinaire !

« - Mais mamie ça ne sert a rien de me crier dessus, mes parents ont disparu ! Tu ne peux pas comprendre cela ?
- De quoi tes parents ont disparu ? Mais comment cela s’est-il passé ?
- Comme je te l’ai dit, j’ai trouvé une bague dans ton grenier, maman et papa l’ont passé à leur doigt et ils se sont volatilisés ! Mamie, tu sais peut-être ce qu’il faut faire pour qu’ils reviennent à la réalité ?
- Il suffit juste de la mettre sur mon doigt et tout le monde reviendra, mais il faut aussi que tu penses très fort à leur retour. »

Elle mit la bague à son tour… et disparut ! A mon tour, je ramassai l’anneau à terre, l’essayai… Je fus prise d’un étourdissement… Quelques instants plus tard, je me retrouvai dans l’autre monde. Il faisait très sombre, le vent soufflait fort et j’entendis un cri : c’était ma mère ! Je courus vers elle et là je la trouvai allongée sur le sol.
Elle s’inquiéta: « - Mais où sommes nous ?
- Je n’en sais rien maman ! Où est papa ?
- Il est parti chercher un moyen de sortir d’ici. Je ne peux pas aller le rechercher, il fait trop sombre et le vent souffle très fort. »

Soudain, j’entendis un bruit de pas et sentis une présence derrière moi : c’était mon père.
« -Tu m’as fait peur. Lui dis-je. Tu étais où ?
- J’ai trouvé une étrange maison, répondit-il, nous allons nous y réfugier.»
Presque aussitôt après être entré dans la demeure, on entendit quelqu’un frapper à la porte d'entrée. C'est moi qui allai ouvrir, et me trouvai face à un homme défiguré. Je refermais promptement la porte, très angoissée. Nous sortîmes par l'arrière de la maison et nous mîmes à courir le plus vite possible, mais l’homme nous rattrapa sans difficulté. Mon père s'arrêta.
« - Attendez ! Nous cria-t-il. Peut être que cette personne veut nous apprendre quelque chose!
Ma mère rétorqua :
- Mais non! Et si ça se trouve, cet homme veut nous tuer !
Mon père s'adressa au mystérieux individu: - Que nous voulez vous ?
L’homme répondit très calmement :
- Je ne vous veux aucun mal, tout ce que je souhaite vous demander, c’est ce que faites-vous ici. D’habitude il n’y a personne.
Alors mon père lui raconta toute l’histoire liée à cette mystérieuse bague.

Quelques minutes plus tard, l’homme nous guidait vers le lieu où, affirmait-il, nous pourrions retrouver notre univers. L’homme nous y laissa sans rien dire. Un étrange trou noir apparut. Je passai l'anneau à mon doigt et pensai très fort notre retour à la réalité.

Nous avançâmes tous ensemble dans ce trou noir, il était très sombre. Une heure plus tard, nous nous retrouvâmes tous dans le grenier de notre maison.

Par Céline et Brendaline (Classe 4B)

Le miroir magique

Je vais vous raconter mon incroyable histoire.
Tout commença le jour, où je fus promu employé du mois, et reçus un billet d’avion pour un voyage d’une semaine à Alexandrie.
Il ne me restait plus qu’une heure avant de repartir, et je ne voulais pas quitter Alexandrie sans un petit souvenir. Je cherchai pendant des heures, et ne finis par trouver qu’un simple magasin de légumes. Quand au beau milieu d'une ruelle, je tombai sur une petite boutique qui proposait des antiquités. J'entrai et aperçus un vieil homme qui me regardait fixement. Je cherchais un souvenir qui me rappellerait ce fameux voyage. Je perdais l'espoir de trouver mon bonheur, quand soudain mes yeux furent éblouis par une lueur scintillante, qui traversait un vieux rideau. Curieux, je soulevai celui-ci et aperçus un splendide miroir datant de plus de 3 000 ans. J'en demandais le prix à l’antiquaire, qui me répondit que ce miroir était dans cette maison depuis sa construction, et qu’il l’avait trouvé dans le grenier du magasin. Je m'enquis à nouveau du prix. Il me répondit qu’il me le donnait. Je demandai un taxi, plaçai mon acquisition dans le coffre et partis.
Lorsque je revins chez moi, en France, j'accrochai le miroir au mur de mon salon, au-dessus de mon canapé. Mais un soir… Alors que je regardais la télévision, confortablement installé sur mon divan, mon miroir égyptien se mit à trembler et à produire des flashs de lumière. Je me retournai et aperçus en son centre comme une sorte de tunnel sombre, qui se prolongeait dans le miroir et qui aspirait tout ce qui se trouvait à proximité. C’était, à n'en pas douter, une sorte de passage temporel. Je m’approchais au plus près, et ressentis une forte aspiration: tout mon corps était comme happé par ce miroir. Je m'agrippai au canapé, mais le tourbillon devint de plus en plus fort et me fit lâcher prise: j’étais à bout de force.
A l’intérieur du tourbillon, je réalisai avec terreur que j’étais transporté vers une dimension parallèle. Sur les parois du tunnel, comme sur un écran de cinéma, mes années défilaient. Au bout du tourbillon, je me cognai si fort contre un mur, que je perdis connaissance.
Lorsque je me réveillai, après quelques tours sur moi-même, je me rappelai tout ce qui s’était passé.
J'étais à nouveau dans la ruelle du magasin d'antiquités, mais celle-ci semblait changée, la route n’était plus qu’un chemin de terre... C'est alors que j’aperçus plusieurs hommes portant des djellabas, je pris alors conscience que j’étais revenu dans le passé. Les femmes portaient des robes fourreaux de couleurs vives, des bijoux précieux et des amulettes à l’effigie des dieux égyptiens.
A la porte du magasin, je vis un panneau sur lequel des inscriptions égyptiennes indiquaient qu'il était fermé. Je pris mon courage à deux mains et brisai la vitrine pour entrer. Je n’aperçus nulle part le miroir, mais des gardes égyptiens me virent entrer à l’intérieur et pensèrent que je cambriolais. Ils m’emmenèrent dans les cachots du pharaon.
Ma geôle était très sombre, humide, infestée de rats. Je voyais à peine au travers des barreaux. Au fond, une silhouette sombre m’observait, elle émit un rire sarcastique. Je ne me sentais pas très bien, je transpirais à grosses gouttes. L'angoisse de rester pour toujours dans « ce trou à rats » montait en moi. J’étais exténué, à bout de souffle, j’avais du mal à respirer.
Après quelques semaines d’isolement, je me voyais mourir. L'inconnu qui se trouvait dans ce cachot, et qui, jusqu'alors m'avait laissé tranquille, s’approcha de moi, à petits pas: j’étais terrorisé. Les bruits de gouttes d’eau, qui ruisselaient le long des piliers de granit, n’arrangeaient pas les choses. Il mit sa main sur mon épaule et me dit d’une voix, qui se voulait rassurante :
« - Veux- tu t’échapper de « ce trou à rats » mon gars ? J’ai enfin trouvé un moyen de partir ! »
Je lui demandai s'il y avait des risques. Mais d’après lui, il n’y en avait aucun, alors j’acceptai…
Le moment était venu. Une trappe se trouvait au fond du cachot, dissimulée sous la terre. Nous nous échappâmes par cette sortie. Mais un doute montait en moi : où menait le tunnel ? Enfin, nous parvînmes à une sortie, qui donnait dans une ruelle sombre.
Des rats couraient sur le sol, des chats errants s'agitaient sur des tas d'ordures. Dans un coin sombre, des hommes, le visage caché sous un foulard, était entrain de voler des pièces de monnaie à une jeune femme. Elle hurlait de peur, ils la laissèrent sans un sou au beau milieu des rats. Mais nous n’eûmes pas le temps de la secourir, car des gardes étaient à notre trousse.
Je retrouvai la rue du magasin d’antiquités: les soldats du pharaon étaient toujours sur nos talons. Nous nous mîmes donc à courir à toute allure pour leur échapper. Il faisait si chaud que je commençais à voir flou, et les gardes se rapprochaient de plus en plus...
Nous nous engouffrâmes à l’intérieur de la boutique. Mon robuste compagnon bloqua la porte avec une lourde poutre, tandis que les soldats essayaient de la forcer. Puis nous allâmes chercher le miroir caché dans le grenier. Je le plaçai devant nous, et attendis qu’il nous renvoie à mon époque. Mais il ne se passait rien... Quand mon camarade actionna un bouton sur le côté du miroir, et je me retrouvai en 2002.
Quelques jours plus tard, après avoir repris le cours normal de mon existence, je partis acheter une horloge pour mon salon, dans un petit magasin du centre ville. Ceci fait, fier de mon achat, je regagnai ma voiture... quand j’aperçus, non loin, une silhouette qui m’observait et qui émit un rire sarcastique. C’est là que je me rappelai …

Par Armand et Etienne (Classe 4B)

La mystérieuse tablette

Nous étions mardi matin, il faisait beau pour un mois de Février. Je décidai donc de m’aventurer dans un de ces vide-greniers de campagne, à la recherche de la bonne affaire. Le stand vingt et un attira tout particulièrement mon attention, car son vendeur, un vieillard à la longue barbe blanche, détenait un bureau des années soixante dix. Dès que je le vis, j’eus le coup de foudre. Je l’obtins finalement pour une cinquantaine d’euros car le vendeur souhaitait vivement s’en débarrasser, c’est du moins, l’impression qu’il me donna. Après cet achat, je me sentais troublé par le vieillard, mais j’avais déjà payé. Sans un mot, j’emportai le bureau. Une fois chez moi, je l’installai dans une pièce laissée libre à la mort de ma grand- mère.
Au bout d’une semaine, je me décidai à ouvrir les tiroirs, mais n’y trouvai rien de particulier. Je glissai mon doigt dans le trou prévu pour recevoir un encrier et y trouvai un bouton. J’appuyai dessus. Soudain une trappe sur le côté droit du bureau s’abaissa et je découvris une tablette avec des écritures anciennes. J’étais surpris de trouver ceci dans un bureau de ce type : deux époques se confrontaient. Désireux d'en connaître la signification, je débutais des recherches. Je pris une photo de la tablette, mais soudain mon appareil photo se bloqua et la pendule s’arrêta, la maison était sans bruit je me sentais fatigué, je m’évanouis.
Lorsque je me réveillai, j’avais mal à la tête et je voulus voir mon appareil photo donc je le pris et lorsque je vis toutes les photos il n’en manquait qu’une seule, c’était celle de la tablette ; cette photo avait disparu comme par magie. Je me sentais angoissé et troublé par ces faits qui envahissaient mon quotidien. Tout à coup, dans un moment de folie, je m’écriai :
«- Qui est là ? Sortez ! Laissez-moi tranquille ! Qu’est que vous me voulez ? ». Comme je m’y attendais rien ne se passa, sauf ma femme qui entra dans la pièce sombre pour me réconforter, je la repoussai violemment. A ce moment, je me sentis seul, malgré la dévotion de ma femme à mon égard. Mes nerfs lâchèrent et j’éclatai en sanglots puis je me repris.
Je trouvai vraiment bizarre cette disparition et une fois de plus, le doute s’installa dans ma tête. Je ne savais pas ce qui se passait. Je décidai d’aller me coucher pour réfléchir à tout cela tranquillement dans mon lit, car toutes ces émotions m’avaient vraiment fatigué et troublé.
Le lendemain matin, lorsque je me réveillai, je n’avais toujours pas trouvé d’explication à ce qui m’était arrivé la veille. Je voulus prendre une autre tablette dans le bureau mais lorsque j’ouvris la trappe, je commençai à me sentir mal et je m’évanouis une nouvelle fois. Quand je me réveillai il n’y avait plus de tablette et je ressentais des douleurs crâniennes. Je pensais tout le temps à cette tablette : « Qu’était-ce ? D’où provenait-elle ? Que voulait dire ces écritures ressemblant à des hiéroglyphes ? » ? Je ne pouvais dormir, je souffrais d’une extrême fatigue qui ne me permettait pas de faire ce dont j’avais envie : cela m’énervait.
Cette fois-ci, je m’inquiétais vraiment beaucoup de ce qui m’arrivait. Donc je voulus tout raconter à ma mère pour qu’elle m’aide à résoudre ce gros problème qui me tracassait. Je lui décris en détail tous les évènements de ces derniers jours ; elle me répondit que j’étais paranoïaque et que je devais me reposer après toutes mes émotions. Je suivis son conseil et allai me reposer une petite heure. Mais lorsque je me mis dans mon lit, je pensais encore aux évènements de ces deux jours et toutes mes émotions m’empêchaient de trouver le sommeil.
Cette insomnie me tournait la tête, j’étais au bord de la nausée ; je ressentais l’impression bizarre et indéfinissable d’un vent glacial qui me parcourait tout le corps : c’était fort désagréable et à la limite du soutenable. Je pensais que la folie me guettait. J’étais plongé dans une obscurité partielle car mes vieux volets troués lassaient passer un peu de lumière. Au bout d’un long moment de solitude, je me levai, enfilai mes pantoufles mais comme j’étais encore très faible, je vacillais à nouveau. Je remarquais que lorsque je m’évanouissais, j’arrivais à dormir. Je sentais une douleur abominable dans ma poitrine ; de plus, un cauchemar me tourmentait : dans mon quotidien proche, je voyais ma maison…..un grand homme très maigre dansait autour de cette dernière. Je me réveillai, encore une fois, étendu sur le carrelage froid. J’ouvris mes volets et je vis un homme qui au début me paraissait déguisé mais finalement il ressemblait plus aux hommes des temps des civilisations incas. Quand il me vit, il s’enfuit serrant dans sa main une tablette.
Tout à coup, je me sentis comme libéré : le poids que je portais sur la poitrine, mes migraines incessantes disparurent ainsi que ma violente fatigue. Je me demandais tout de même si tous ces événements n’étaient pas liés à la tablette ; cela restera un mystère car je ne voulais pas revivre cette période ; tout mon mal était lié à cet objet de malheur présent sous mon toit.
Je me dirigeais vers ma cuisine lorsque je vis par terre ma chienne de dix ans que j’aimais tant égorgée par terre, elle gisait dans son sang. Ce spectacle me laissa terriblement désemparé. Je me précipitai dehors pour retrouver ma femme, je l’appelai une dizaine de fois mais aucune réponse de sa part. A ce moment, je réalisai l’éventualité d’un enlèvement par cet inconnu.....

Par Vincent Steven et Guillaume (Classe 4B)

La montre mystérieuse et le fantôme de mes rêves

En me promenant dans les rues de mon village, une maison très différente des autres m'intrigua. Elle était très ancienne, immense, avec des couleurs sombres. Il me semblait qu’elle datait de la guerre 1914-1918 ; j’avais raison car la date de construction sur le linteau de la porte d'entrée, l’indiquait. Par curiosité, je poussai cette dernière, elle n'était pas fermée à clef et fus stupéfaite de la grandeur des pièces, et du nombre d'objets qui s’y trouvaient. Il y avait tellement de choses anciennes, toutes poussiéreuses, à croire que cette demeure était abandonnée. En faisant le tour des pièces, un objet particulier attira mon attention. Il s'agissait d'une montre à gousset très ancienne. Certainement un bijou de grande valeur. Soudain, un vieil homme surgit derrière moi. Il était très surpris de me trouver là et que je m’intéresse à cette montre. Il me demanda de quitter les lieux. Comme je voulais n’en faire qu’à ma tête, je lui demandai combien coûtait cette merveille. Il ne voulait pas me la vendre, mais j’insistai lourdement. Au bout de quelques minutes, l’ancien finit par me la céder en me disant :
« - Puisque vous insistez je vous la vends, mais de nombreuses surprises vous attendent !»
Je ne crus pas un mot de ce qu’il me disait.
En rentrant chez moi, je posai la montre sur la table du salon. Je m’assis et regardai la télévision. Je pris la montre, et aperçus un bouton poussoir sur le côté. Je caressai le boitier et ressentis quelque chose d’étrange. C'est alors qu'il se produisit un curieux phénomène : j'avais dû enclencher un quelconque mécanisme, car une photo sortit du boitier. En même temps, un éclair zébra le ciel encore bleu. Instantanément, un nom partiellement lisible apparut sur la photo ; ce nom m’était familier sans que je puisse vraiment en dire plus…ma mémoire semblait bloquée……. C'était le portrait d'un homme d’une vingtaine d’années, aux cheveux courts, noirs, et portant une moustache. Très intriguée, j’allai demander à ma mère si elle connaissait cette personne, et si elle lui était familière. Elle prit la montre, observa la photo et répondit avec hésitation qu’elle ne connaissait pas cet homme. Je compris aussitôt qu’elle me mentait. Alors j’allai voir ma grand-mère. Cette dernière, toute émue, reconnut tout de suite son mari. Un tas de questions me trottaient dans la tête. Pourquoi cette montre contenant un portrait de mon grand-père se trouvait-elle dans cette vieille maison ?
Alors je menais mon enquête, je retournai dans cette mystérieuse demeure, pour y demander pourquoi la photo de mon grand-père se trouvait dans la montre. En entrant, je ne vis personne. Il faisait très sombre, encore plus que la première fois que j'y étais entré. Une odeur me piquait terriblement le nez…le plancher grinçait... Cela était très étrange de ne voir âme qui vive, même pas le vieil homme qui habitait là …. Une trappe était ouverte juste devant moi. Une lumière étrange l'éclairait et m’éblouit. Je ne vis plus rien pendant quelques secondes.
Tout à coup, j’entendis un hurlement, qui semblait venir du sous-sol. Dans la maison, il faisait de plus en plus sombre, alors qu’au contraire, la lueur provenant du sous-sol semblait s'intensifier. Je ne distinguai plus rien et l’air me semblait très humide. A nouveau, ce terrible cri retentit……, Il me semblait de plus en plus proche. Mes jambes flageolaient, mes dents claquaient, mes cheveux se hérissaient. Je me sentis pâlir et je tremblais de partout. La peur m’envahissait.
Je ne pouvais rester une seconde de plus dans cet endroit, alors, je me précipitai vers la sortie. Je rentrai directement chez moi, avec cette affreuse voix, qui me trottait dans la tête. Pourtant, je décidai d'y retourner dès le lendemain pour élucider le mystère. Ce n’était sans doute pas raisonnable, mais il fallait que j’y retourne. Le jour suivant, la trappe avait disparu. Mais le vieil homme, lui, était là. Je l'interrogeai:
« - Bonjour monsieur, pourquoi n’étiez-vous pas dans votre logis hier ? Et pourquoi cette trappe, qui se trouve juste devant moi, était-elle ouverte ?
Le vieil homme répondit :
- Encore vous ! Que faîtes vous ici? Partez immédiatement J’ai pourtant été très clair l’autre jour, je ne veux plus vous voir chez moi! Je rétorquai :
- Mais je vous pose une question et j’aimerais bien que vous y répondiez de suite !
Le vieil homme répliqua en ricanant :
- Je ne vois pas de quoi vous parlez. Je suis resté ici toute la journée, comme tous les autres jours. Car je vis là! »
Après cette discussion qui ne m’avançait guère, puisque je ne possédais pas plus de réponses, j’étais cependant certain qu’il mentait. Sa réponse me trottait dans la tête. Cet homme pouvait-il être un fantôme ? Ou possédait-il le don de communiquer avec des personnes, disparues pendant cette fameuse guerre de 1914-1918?
Je rentrai chez moi. Quelques instants plus tard, j'entendis des bruits très étranges, qui semblaient provenir de mon grenier. Je décidai d'y monter. Mais lorsque je fus sur le seuil, le bruit cessa. J’ouvris doucement la porte avec le secret espoir de surprendre quelqu’un. J’aperçus alors un oiseau mort et une inscription sur le sol, que je ne parvins pas à déchiffrer. Je partis en courant chez ma grand-mère, pour lui demander ce que cela signifiait, mais elle me répondit qu’elle ne pouvait pas m'aider. Déçu, je partis pour la bibliothèque, afin de rechercher un livre sur la légende d’un oiseau mort ……..mais aucune trace d’un tel ouvrage……..Seuls des livres de vampires se trouvaient dans les rayonnages.
Je rentrai chez moi, et remontai dans mon grenier, pour y voir si l’oiseau et l’inscription s'y trouvaient encore. Mais rien. Il n'y avait plus de traces de sang ni d’oiseau...le grenier était comme avant, plein de poussière, mais bien rangé.
Le lendemain matin, je voulus retourner chez le vieillard pour le questionner à nouveau, afin d'obtenir plus de réponses que la dernière fois.
« -Bonjour monsieur ! Je suis le jeune homme de l'autre jour.
- Oui, je me souviens très bien de vous et je veux que vous déguerpissiez tout de suite!
-Non pas cette fois ci, je veux avoir des informations sur vous et votre mystérieuse maison !
- Allez-y je vous écoute. Se résigna-t-il.
-Je voudrais savoir pour quelle raison vous ne vous trouviez pas chez vous l'autre fois, quand je suis passé. Et pourquoi une lueur incroyable sort parfois de votre sous-sol ?
- Bon je vais vous dire la vérité, voila je suis euh……un homme qui peut parler aux hommes, qui sont morts pendant la guerre de 1914-1918! C’est pour cela que vous avez aperçu cette lueur, car les âmes des personnes se réveillent la nuit, et les objets contenus dans cette demeure, ont appartenu aux défunts. Ils me les confient, pour qu'à mon tour, je les remette à leurs proches.
-Saviez –vous que j’allais venir ici ? Demandai-je
-Oui, votre grand-père m’a prévenu de votre visite. Maintenant vous comprenez sûrement pourquoi je ne voulais pas vous vendre la montre....
-Je vous remercie pour votre générosité, vous direz à mon grand-père qu’il me manque beaucoup ».

Une fois chez moi, je restai un long moment sous le choc de ce que je venais d’apprendre par cet homme, lorsque qu'un spectre apparut devant moi, son visage était pâle, je n’arrivai pas à le distinguer.
« -Qui êtes vous ? Demandai-je.
-Mais tu ne me reconnais pas ? Je suis ton grand-père !
-Non, je ne vous crois pas! Mon grand père ne me parlerait pas comme ça !
-Si! C’est moi John! Et je veux que tu saches que je suis désolé de t’avoir fait peur. Je vais repartir de suite.
-Mais pourquoi viens-tu me voir ? »
Mais il avait déjà disparu...
Je me réveillai brusquement et compris que toute cette histoire n’était qu’un rêve.

Par Maëva Virginie et Typhaine (Classe 4B)

Les lunettes magiques

Ce matin là, je jouais au foot avec mes amis, dans une usine abandonnée. Il manquait des dalles de verre au plafond et plusieurs failles dans le mur de pierre. En pleine action, mon meilleur ami se coinça le pied dans ce qui avait dû être un tapis roulant, auquel il manquait une marche. Je l’emmenai dans une vieille voiture, qui était toujours en bon état. J’aidai mon camarade à s’asseoir sur le siège du passager. J’ouvris la boîte à gants pour y chercher une boite de secours. Et là ! Je trouvai une paire de lunette de soleil! Comme j’aime plaisanter, et que j’espérais redonner le sourire à mon ami, je les enfilai et me tournai vers lui.
Mes yeux se posèrent sur sa blessure, et un phénomène étrange se produisit: la coupure disparaissait petit à petit. J’expliquai cela à mon ami, il mit à son tour les lunettes, mais n’observa rien de particulier. Cependant, il distingua une phrase écrite sur la branche gauche: « Le premier qui mettra ces lunettes aura le pouvoir de guérir toute personne blessée». Je les repris et les amenai chez moi. Je les montrai à mes parents, qui voulurent les rendre à leur propriétaire en appelant au numéro inscrit sur l’autre branche. Mais je refusai, car je voulais les garder encore un peu. Je souhaitais les tester une fois de plus.
Le lendemain, je fus réveillé par le doux chant des alouettes. J’ouvris mes volets, enfilai les lunettes et regardai par la fenêtre. Un homme trébucha sur le trottoir et se blessa au genou. Il ne se releva pas, et semblait souffrir beaucoup...Je le fixai de ma fenêtre, mais rien ne se passa, je devais être trop loin. Je m'habillai en hâte et sortis. Tout près de l'inconnu, je remis mes lunettes et fixai sa blessure. Quelques secondes plus tard, il était debout, en pleine forme.
L’homme était étonné, il regardait autour de lui, cherchant de l'aide, mais il n'y avait personne. Il s’enfuit en courant et en criant tellement il était effrayé. Je retournai chez moi et pris mon petit déjeuner. Je réalisai que les lunettes possédaient l’étrange pouvoir de guérir, même à distance. Détenir un tel pouvoir m’effrayait…….je devais élucider cet étrange phénomène au plus vite.
Je montai me préparer pour aller à l’école et mit mes lunettes dans mon sac. Le collège n'était qu'à une centaine de mètres, aussi, chaque matin, je m'y rendais à pied. En chemin, je vis le bus de mes amis percuter une voiture à un carrefour! Aucun blessé dans la voiture….. Par contre, le conducteur du bus semblait s'être cassé le poignet : sa main était complètement retournée! Les pompiers le sortirent du bus, il était inconscient. Je prétextai qu'il s'agissait de mon oncle pour m'approcher. Je sortis mes lunettes et fixai intensément la main, qui revint, comme par enchantement, à sa place initiale!
Le lendemain, l’accident faisait la Une du journal. Un témoin affirmait avoir surpris un jeune garçon, certainement doté de pouvoirs surnaturels, entrain de soigner le poignet de la victime. Le témoin ajoutait que tout cela lui avait paru bien étrange…
Le lendemain, Maman me demanda d’aller chercher du pain chez Pasquier. La boulangère était au téléphone. Elle semblait très alarmée. Voici ses paroles :
« - Pouvez-vous venir le plus vite possible : mon mari s’est brûlé au bras ! »
Je me rendis aussitôt auprès du boulanger dans son atelier de fabrication. En effet, il s’était gravement brûlé à l’avant bras. Heureusement, j’avais mes lunettes dans ma poche, je les sortis et fixai rapidement la brûlure avant que sa femme ne revint le voir. L’homme criait de douleur. Une fois que j’eus fini, l’homme se calma petit à petit …. Je m’éclipsai, et quand sa femme arriva, elle resta bouche bée : plus aucune blessure sur le bras de son mari !
Mais en attendant je n’avais pas pris de pain. Du coup, je dus me rendre à l’autre boulangerie. Chez moi, ma mère me demanda la raison de ma longue absence. Je lui expliquai que le boulanger de chez Pasquier s’était brûlé à l’avant bras, aussi avais-je dû me déplacer à l’autre bout de la ville, chez Doowap.
Je décidai de brûler les lunettes, car j’avais peur qu’elles me créent des problèmes. Mon père, qui se trouvait dans le bois voisin, avait allumé un feu pour se débarrasser de quelques déchets végétaux. Il profita de mon arrivée, pour aller chercher quelques outils dans sa remise. Il me demanda de surveiller le feu : j’y jetai les lunettes…Tout à coup, une fumée gigantesque recouvrit une grande partie du bois, ce qui fit perdre toutes leurs feuilles aux arbres. Puis tout s’éteignit comme par enchantement ! Mon père revint précipitamment et s’inquiéta de ce que j’avais fait, que c’était-il donc passé ? Je prétextai avoir renversé le bidon d’essence, qui se trouvait à côté du feu, sur le brasier… Je préférais avouer une faute non commise, que de révéler la vérité.
Puis le cours de ma vie reprit et je retrouvai mes copains. Nous rejouâmes au foot, mais cette fois, personne ne se blessa.

Par Gwendal Adrien (Classe 4B)

Les poupées ensorcelées

J’étais tranquillement installé dans mon fauteuil à lire mon journal, lorsque je fus attiré par une publicité, qui annonçait une brocante dans le village d’à côté, ce dimanche. Étant donné que j’adore les objets anciens, je décidai de m’y rendre. Une fois sur place, je remarquai beaucoup de curieux qui déambulaient. Je commençais ma recherche sans rien trouver d'intéressant. Puis mon regard se posa sur une collection de douze petites poupées en porcelaine. La personne qui vendait ces objets était une vieille femme gitane. Quand je lui demandai le prix, elle me fixa longuement avec des yeux noirs. Elle me fit un peu peur, mais j’achetai tout de même les poupées et repartis.
Chez moi, je les installai sur le meuble de la salle en face de la fenêtre. La nuit tombait, je regardais la télévision : comme il n’y avait rien de bien captivant, j’allai donc me coucher. Alors que je m’endormais, je sentis comme une présence dans la chambre... Soudain, j’entendis distinctement une voix, qui disait qu’elle allait recommencer! Et je sentis un courant d’air frais me transpercer le corps. Je me réveillai en sursaut en pensant que j’avais fait un cauchemar, ce qui ne m’était jamais arrivé auparavant. La fenêtre était entrebâillée, mais je ne me rappelais pas l’avoir ouverte... J’avais entendu une voix dans mon rêve, mais pensai qu’il s’agissait de personnes, qui discutaient dans la rue.
Malgré le rêve étrange que j’avais fait, je me levai et me préparai à me rendre au travail. Le soir, quand je rentrai, il y avait de la brume. Dans la rue, j’entendis des bruits qui s’amplifiaient. Comme des pas, qui se rapprochaient... J'avais la sensation qu’il y avait quelqu’un dans mon dos. Quand je me retournai, je vis une ombre, mais je ne pus distinguer de qui il s'agissait.
Le vent soufflait: le volet de la maison d’en face claqua, ce qui me fit sursauter. Je me retournai pour voir si l’ombre que j’avais aperçue était toujours là, mais elle avait disparu, ce qui me rassura. Je me remis à marcher dans la direction de ma demeure.
Je rentrai chez moi, je mangeai et allai me coucher plus tôt que prévu, car j’avais eu une dure journée de travail. Je m’endormis vite, mais entendis, au cours de la nuit, des chuchotements incompréhensibles, puis quelques voix qui disaient :
« - Il faut le prévenir.
-Oui, mais comment ?
- Je ne sais pas, mais il faut le prévenir! »
Je me réveillai en sursaut, de la sueur coulait sur mon front, je ne comprenais pas pourquoi j’entendais ces voix. C’était sûrement le fruit de mon imagination, mais je ne pouvais m’empêcher d’y penser.
Je me levai et me préparai comme chaque matin. Je téléphonai au travail pour leur dire que je ne viendrai pas, que j’étais malade. Je m’assis sur le canapé pour regarder la télévision. Mais au bout d’un moment, j’entendis des voix féminines derrière moi. Je me retournai et là, je n’arrivai pas y croire : les petites poupées que j’avais achetées parlaient et bougeaient ! Elles marchaient vers moi, leurs lèvres remuaient.
Je commençai à paniquer, mes dents claquaient, j’étais devenu blême. J’étais en état de choc, tétanisé, et je n’arrivais plus à recouvrer mes esprits. Les poupées articulaient, mais je n’entendais rien.
Puis: des pas dans le couloir, quelqu'un approchait... et une vieille femme entra : la gitane à qui j’avais acheté les petites poupées. Elle s’approcha de moi, puis dit aux poupées qu’elles allaient regretter de m’avoir prévenu. Les voix que j’avais entendues dans mes rêves reprirent de plus belle: elles me conseillaient de fuir. Je voulais les écouter, mais la gitane prononça alors des paroles incompréhensibles... Je ne pouvais pas laisser les figurines entre ses mains. Je m’en emparais donc et fuyais. Mais la gitane me poursuivit.
Quand tout à coup, tout devint flou. Je voyais de moins en moins bien. Et je me réveillai en sursaut. Je me levai et m’aperçus que nous étions seulement le dimanche, le jour même de la brocante où j’avais acheté les petites figurines. Toute cette histoire n’était donc qu’un rêve. Cet après-midi là, je retournai à la brocante, dans l'espoir de retrouver les figurines. Mais quand je me rendis là-bas, je m’aperçus que la brocante s’était déroulée la semaine précédente...

Par Florine et Lénaïg (Classe 4B)

Un monde sombre

Un jour, pour décorer ma nouvelle maison, je décidai d’aller dans une brocante. Celle-ci était sombre, voire lugubre mais, contrairement à ces premiers aspects repoussants, elle sentait terriblement bon : une odeur enivrante flottait dans l’air et chatouillait agréablement mes narines. Cette brocante possédait je ne sais quoi de magique. Je visitai avec attention et soin la boutique, pour ne pas déranger ce bric-à-brac de vieilles affaires. J’arrivai bientôt au fond du magasin, je ne distinguai d’abord aucun mur. Je fis un demi-tour sur moi même et me retrouvai face à un grand miroir. Il était magnifique. Je demandai des renseignements au vendeur sur cet objet orné d’un cadre de couleur or. Il me dit que ce miroir était bien ordinaire, voire quelconque. J’en conclus qu’il irait très bien avec le thème de la décoration de ma nouvelle maison. Le vendeur l’emballa, le porta dans ma voiture et je rentrai chez moi. Je l’installai aussitôt sur le mur de ma salle de bain.

Cette nuit là, il me fut impossible de trouver le sommeil. Je gardais l’œil ouvert… mon esprit divaguait. J’entendis des voix, qui semblaient provenir de la salle de bain. Puis, très tard dans la nuit, vers 4 heures du matin, le sommeil s’empara enfin de moi. Le lendemain matin, je me préparai comme d’habitude, puis allai me maquiller face à mon nouveau miroir. Quand tout à coup, j’entendis une nouvelle fois des voix. Ressentant la fatigue causée par une courte nuit, je décidai de prendre un médicament pour calmer ce que je prenais pour des hallucinations auditives. Mais une fois de plus, les voix retentirent, j’étais persuadé qu’elles provenaient du miroir, je me penchais au dessus de celui-ci. Les bruits me parurent de plus en plus forts. Il ne me restait plus beaucoup de temps avant d’aller travailler. Je trébuchai sur le tapis, puis roulai sur un rouge à lèvres et tombai sur le miroir.

Je me réveillai dans mon lit, il faisait nuit. Je regardai mon réveil, qui affichait 14H! Je me levai, un peu étourdie et fis quelques pas vers la fenêtre. Le rideau s’ouvrit tout seul, terrorisé, je courus me réfugier dans mon lit. Ma tentation était plus forte que ma peur, alors je pris mon manteau, descendis les escaliers et sortis. Il n’y avait aucune source de lumière, seulement la lune plus ronde et plus blanche que jamais.

Premièrement, je pensai à une coupure de courant, ce qui expliquait ma panne de réveil, ou bien, peut-être avais-je rêvé, à cause des médicaments que j’avais pris la veille. Le vent frais, caressa ma peau ce qui me fit frissonner. J’avais froid, mais ce mystère m’intriguait, je voulais en avoir le cœur net, alors je restai quelques instant dans le froid glacial. Rien ne bougeait, les lumières restèrent éteintes, mais la lune disparut derrière les nuages, il n’y avait donc plus aucune lumière. Je me retrouvai seule face à cette nuit étrangement noire.

Me tirant de mes réflexions, une ombre me frôla, mes poils se hérissèrent... Curieusement, cela me fut agréable! Soudain les lumières des lampadaires clignotèrent chacune leur tour. Je distinguai plusieurs dizaines de silhouettes transparentes, qui avaient la peau toute blanche et tournaient autour de moi, en marmonnant des paroles que je n’arrivais pas à comprendre.

Mes mains étaient moites, mon front trempé de sueur, mes jambes tremblaient, c’est à peine si je tenais encore debout. J’observai ce spectacle avec des yeux exorbités. Les hommes que je distinguais à peine continuaient à parler, de plus en plus fort. Des larmes de peur et d’angoisse me montèrent aux yeux, mais ne coulèrent pas, ce qui m’empêcha de voir cette étrange scène. Je voulais crier au secours, mais aucun son ne sortait.

Tout à coup, un homme d’une beauté surnaturelle s’avança vers moi, en me fixant. Je réalisai alors que toutes les personnes, qui m’entouraient avaient disparues... Soudain, des phares surgirent de nulle part, un véhicule se dirigeait vers moi à toute allure... Je vis toute ma vie défiler : je savais, au fond de moi, que cette seconde était la dernière ! Quand quelque chose de doux me poussa sur la chaussée… Je reconnus l’étrange créature !

Tout cela s’était déroulé en quelques secondes à peine. Pourquoi cet homme avait-il risqué sa vie pour me sauver ? Je ne savais plus quoi penser. Plusieurs questions se bousculaient dans ma tête, mais je n’avais pas la force de réfléchir, je ne fit qu’admirer sa beauté. Je me croyais dans un rêve. Je sombrai dans un long et profond sommeil.

Une fois réveillée, je vis l’homme au pied du lit dans lequel je me trouvais. Je m’assis pour voir où j’étais, mais je ne reconnaissais pas cet endroit. Il vint s’asseoir à coté de moi et commença à m’expliquer : je me trouvais dans le monde des défunts et le diable voulait me transformer, afin que je reste ici. Chaque homme devait trouver sa femme pour qu’ils restent en ce monde, alors ils utilisaient le miroir pour trouver leur bien aimée. Enfin, tout s’éclaircit dans ma tête et je lui demandai ce que je devais faire. Il me répondit que je ne pouvais que l’épouser, ou nous mourrions tous les deux.

Le lendemain, le diable en personne me jeta un sort pour qu’à mon tour je devienne l’une des leur. Cette transformation me permit d’épouser celui qui m’avait choisie. Il m’expliqua que maintenant, j’étais immortelle et que plus rien ne pouvais me tuer.

Par Marie et Julie (Classe 4B)

Une aventure extraordinaire

une auberge, pour que nous puissions nous reposer. »
Nous partîmes au village que nous avait indiqué l’arbre. Lorsque nous fûmes arrivé à l’auberge, nous demandâmes une chambre, je fus surprise, car il n’y avait aucun bruit. Tout à coup, un brouhaha sans nom se fit entendre: deux personnes se disputaient. On entendait casser de la vaisselle. L’aubergiste dit :
« - Marie baisse le volume de la radio, je n’entends plus les clients! »
Je me sentais stupide d’avoir cru à une dispute. L’aubergiste s’excusa et me donna une clé. J'allai me coucher.
Dans la nuit, je me réveillai, j’avais l’impression de m’envoler, comme sur un tapis volant. Je me rendormis, j’avais la tête qui tournait ; lorsque je me réveillai à nouveau, je me trouvais devant une maison en bois. J'aperçus un homme, qui aspergea la façade avec du gazole, puis qui craqua une allumette et la jeta sur la maison. Une voix qui me semblait familière me dit :
« - Sauve les deux personnes qui sont dans cette maison. »
Cette voix était enfaîte celle de l’arbre. Je me dépêchai de rentrer dans la maison par la porte toujours ouverte et je recherchais quelqu’un mais je ne savais pas qui ça pouvait-être. Je vis un bébé qui pleurait, pas loin, sa mère dormait. Je la réveillai, lui dit se qu’il se passa, elle prit son bébé et sortîmes de la maison avec beaucoup de mal.
Une fois sortie de cette maison, je voulus voir l’arbre mais il avait disparu. La mère me remercia de tout son cœur et partit chez des amis. Ensuite je rentrai à l’auberge et ma grand-mère y était en train de m’attendre en pleurant et elle me dit : « Où était-tu passée ? », je lui répondis que l’arbre était venu me chercher et tout de suite elle fut rassurée, et on retourna se coucher.
Le lendemain, nous nous réveillâmes en ce demandant ce qu’il allait nous arriver aujourd’hui. Nous nous rendîmes a la maison qui était brûler et nous vîmes quelqu’un. On se cacha mais on vit que cette personne pleurait. Donc nous allâmes le voir et lui demandâmes ce qui ce passait. Et qui il était.
Il répondit qu’il était le roi. Et que cette maison était celle de sa fille, en allant la voir, il fut surpris par un homme cagoulé qui avait mis le feu mais il ne pouvait pas aller l’aider car l’homme l’aurait vu et ça n’aurait fait qu’empirer et retarder le feu. Et lorsque je te vis allé dans la maison, je me suis dit qu’ils étaient sauvés.
Alors, je lui demandai pourquoi il pleurait. Il me dit que il regrettait de ne pas y être allé et qu’il ne savait pas maintenant où ils étaient. Je lui expliquai qu’elle m’avait dit partir chez des amis. Alors il me remercia et me donna une clef. Il ajouta qu’elle pouvait ouvrir le médaillon et exaucer deux vœux. Avant de partir, je le retenu et je lui demandai pourquoi il y avait deux clan dans Laturc : Un pour le roi et un contre et que l’arbre me disait que vos partisans étaient méchants et qu’ils voulaient le livre.
Il m’expliqua qu’il croyait que le livre cachait un grand secret, mais ce livre ici n’était seulement un compte de l’histoire de Laturc. Alors mes partisans le cherchai et malheureusement, ils disaient que je voulais tuer quiconque me mentait où que je supposais avoir le livre. Et l’arbre, il a été trahi par une personne qu’il protégeait et qui est devenu une mauvaise personne. Alors il croit que tout le monde est comme ça.
Cette histoire me rappela un compte que ma mère me lisait quand j’étais petite. Donc, maintenant, je suis l’héroïne de l’histoire !
J’ouvris le médaillon avec la clé et je me dis : « Je veux que Le roi retrouve toute sa famille et je veux rentrer chez moi ! »
Lorsque j’ouvris les yeux, j’étais toute bizarre, et ma grand-mère, elle, elle est redevenue de son âge. Je lui demandai :
« - Pourquoi avais-tu rajeunie ?
-J’avais rajeunie parce que quand c’étais la première fois que j’ai vu le livre, j’avais cette âge là. Et toi tu devais avoir un mal de tête affreux!!

Le 30 mai 2005, alors que je me trouvais chez ma grand-mère, qui réside dans une grande demeure assez vieille, je décidais de descendre au sous-sol pendant qu’elle dormait. J’ouvris la porte et descendis les escaliers. Face à tout un bric-à-brac, je ne savais pas quoi regarder. Mais en plus de ça j’avais un mal de tête affreux ! Je vis de la lumière au fond de la pièce, elle venait du soupirail, et éclairait une malle. Celle-ci était fermée à clef. Je trouvais une chaîne à côté: il y avait une inscription gravée sur son médaillon. Mais je ne pouvais la déchiffrer. Au dos, était écrit : « propriété du roi de Laturc ». Je décidais d’aller voir ma grand-mère pour avoir quelques explications. Mais elle s’interrogerait sûrement sur les raisons qui m’avaient poussée à descendre dans sa cave... Alors finalement, je restai sur place. Le médaillon ressemblait à une espèce de boussole. Je le mis dans ma poche et montait à l'étage, dans la bibliothèque. Une quantité impressionnante de livres se trouvait sur les étagères. Je cherchai et finis par trouver un manuscrit, dans lequel était représenté le fameux médaillon. A l’intérieur de l'ouvrage, il y avait une clé, qui, au sous-sol, ouvrit la malle... A l’intérieur, je dénichai un autre livre. Mais je n'eus pas le temps de le feuilleter, car ma grand-mère m'appelait... Je me dépêchai de remonter au rez-de-chaussée, après avoir mit le livre et le médaillon dans mon sac. Je croisai ma grand-mère dans le salon. Je ne sais pas pourquoi, mais à son sourire, je me doutai qu’elle savait quelque chose...
Dehors, j’eus l’impression d'être suivie. Effectivement, ma grand-mère était derrière moi. Elle me dit :
« -Surtout n’ouvre pas ce livre! ».
Je lui demandai donc de tout m’expliquer:
«- Qui était le roi et où était Laturc ? »
Et aussi comment était-elle en possession du médaillon et du livre. Elle me répondit que quand elle était petite, elle se rendait souvent dans une librairie. Un jour, alors qu'elle était seule dans le magasin, elle avait aperçut ces deux livres très anciens, posés sur le comptoir. Sans qu'elle ne sut pourquoi, elle s'était emparée d'eux et s'était enfuie. Plus tard, elle avait découvert, dans l'un des ouvrages, une mystérieuse clé et le médaillon. Elle avait caché le premier livre et le médaillon dans une malle, au sous-sol de sa maison, et le second, parmi les livres de la bibliothèque. Si elle s'était, depuis, hasardée à feuilleter le deuxième, jamais elle n'avait ouvert le premier, car elle avait un mauvais pressentiment. Celui-ci devait contenir une carte: celle du royaume de Laturc... Elle réfléchit, et me dit qu’il fallait peut-être que je découvre ce que renfermaient les livres, je les sortis de mon sac, en ouvrit un… Je fermai les yeux, m’attendant à me retrouver dans la ville de Laturc. Mais je ne bougeai pas. Ma grand-mère riait de ma crédulité... Quand je voulus prendre l’autre livre, il n’était plus dans mon sac. Je vis au loin un chien courir avec un livre dans sa gueule. Il avait fait un trou dans mon sac! Je n’avais plus qu’à le rattraper immédiatement, car pour ma grand-mère, ce n’était plus de son âge! Mais je n'eus pas à aller bien loin! Le chien avait disparu et avait lâché le livre. Mais alors que je me penchai pour le ramasser, un phénomène incroyable se produisit: je vis ma vie défiler devant mes yeux et perdis connaissance. Je me réveillai finalement dans la boue. La carte de Laturc dépliée à mes côtés, sur laquelle deux points clignotaient. Je levai les yeux: une petite fille se trouvait près de moi, elle me parla :
«- Oh! Ma petite! Tu vois! Ce n’est pas si terrible que ça ! »
Je reconnaissais cette voix... et me demandais si je ne rêvais pas. C'était celle de ma grand-mère, mais bien plus jeune... Quel mal de tête affreux! Où étais-je? Et si ma grand-mère était cette fillette, à quoi ressemblais-je maintenant?
Au loin, des personnes richement vêtues et qui n'avaient pas l'air très sympathiques, semblaient venir vers nous. Je crus entendre une foule crier : « Vive le roi, vive le roi ! » Je me cachai derrière un arbre, et perdis ma grand-mère des yeux. Je la cherchai aux alentours, personne… Mon regard se tourna alors vers une ombre qui bougeait, à la racine d'un arbre immobile…
J’eus peur ! Je commençai à me demander ce qui m’arrivait. Tout à coup, mes poils se hérissèrent, je sentis une présence. Une voix grave retentit :
« - Jeune fille, j'ai enlevé ta grand-mère, je l’ai cachée, car une des personnes qui sont passées, le libraire, la connaît et on peut dire qu’il en est jaloux. S'il l’avait vue, il l’aurait enfermée.
- Qui parle, qui êtes-vous ? » M'inquiétai-je.
Je me retournai et au son de la voix, je me rendis compte que c’était l’arbre qui parlait.
«- Non, ce n’est pas possible, je rêve ! Un arbre qui parle ! Je deviens folle, et pourquoi pas un tapis volant ! »
Ma grand-mère sortit de l’arbre. Je m'exclamai :
«- Je n’aurais pas cru que l’arbre disait vrai! Est il vraiment de notre côté ? » - Oui il est avec nous, il m’a raconté l’histoire de Laturc et m’a dit qu’il fallait nous en aller, pour ne pas être emprisonnées dans les prisons du royaume de Laturc. Ensuite il m’a indiqué la ville la plus proche, où se trouve
Par Myriam et Claire (Classe 4B)