mardi 4 mai 2010

Les lunettes magiques

Ce matin là, je jouais au foot avec mes amis, dans une usine abandonnée. Il manquait des dalles de verre au plafond et plusieurs failles dans le mur de pierre. En pleine action, mon meilleur ami se coinça le pied dans ce qui avait dû être un tapis roulant, auquel il manquait une marche. Je l’emmenai dans une vieille voiture, qui était toujours en bon état. J’aidai mon camarade à s’asseoir sur le siège du passager. J’ouvris la boîte à gants pour y chercher une boite de secours. Et là ! Je trouvai une paire de lunette de soleil! Comme j’aime plaisanter, et que j’espérais redonner le sourire à mon ami, je les enfilai et me tournai vers lui.
Mes yeux se posèrent sur sa blessure, et un phénomène étrange se produisit: la coupure disparaissait petit à petit. J’expliquai cela à mon ami, il mit à son tour les lunettes, mais n’observa rien de particulier. Cependant, il distingua une phrase écrite sur la branche gauche: « Le premier qui mettra ces lunettes aura le pouvoir de guérir toute personne blessée». Je les repris et les amenai chez moi. Je les montrai à mes parents, qui voulurent les rendre à leur propriétaire en appelant au numéro inscrit sur l’autre branche. Mais je refusai, car je voulais les garder encore un peu. Je souhaitais les tester une fois de plus.
Le lendemain, je fus réveillé par le doux chant des alouettes. J’ouvris mes volets, enfilai les lunettes et regardai par la fenêtre. Un homme trébucha sur le trottoir et se blessa au genou. Il ne se releva pas, et semblait souffrir beaucoup...Je le fixai de ma fenêtre, mais rien ne se passa, je devais être trop loin. Je m'habillai en hâte et sortis. Tout près de l'inconnu, je remis mes lunettes et fixai sa blessure. Quelques secondes plus tard, il était debout, en pleine forme.
L’homme était étonné, il regardait autour de lui, cherchant de l'aide, mais il n'y avait personne. Il s’enfuit en courant et en criant tellement il était effrayé. Je retournai chez moi et pris mon petit déjeuner. Je réalisai que les lunettes possédaient l’étrange pouvoir de guérir, même à distance. Détenir un tel pouvoir m’effrayait…….je devais élucider cet étrange phénomène au plus vite.
Je montai me préparer pour aller à l’école et mit mes lunettes dans mon sac. Le collège n'était qu'à une centaine de mètres, aussi, chaque matin, je m'y rendais à pied. En chemin, je vis le bus de mes amis percuter une voiture à un carrefour! Aucun blessé dans la voiture….. Par contre, le conducteur du bus semblait s'être cassé le poignet : sa main était complètement retournée! Les pompiers le sortirent du bus, il était inconscient. Je prétextai qu'il s'agissait de mon oncle pour m'approcher. Je sortis mes lunettes et fixai intensément la main, qui revint, comme par enchantement, à sa place initiale!
Le lendemain, l’accident faisait la Une du journal. Un témoin affirmait avoir surpris un jeune garçon, certainement doté de pouvoirs surnaturels, entrain de soigner le poignet de la victime. Le témoin ajoutait que tout cela lui avait paru bien étrange…
Le lendemain, Maman me demanda d’aller chercher du pain chez Pasquier. La boulangère était au téléphone. Elle semblait très alarmée. Voici ses paroles :
« - Pouvez-vous venir le plus vite possible : mon mari s’est brûlé au bras ! »
Je me rendis aussitôt auprès du boulanger dans son atelier de fabrication. En effet, il s’était gravement brûlé à l’avant bras. Heureusement, j’avais mes lunettes dans ma poche, je les sortis et fixai rapidement la brûlure avant que sa femme ne revint le voir. L’homme criait de douleur. Une fois que j’eus fini, l’homme se calma petit à petit …. Je m’éclipsai, et quand sa femme arriva, elle resta bouche bée : plus aucune blessure sur le bras de son mari !
Mais en attendant je n’avais pas pris de pain. Du coup, je dus me rendre à l’autre boulangerie. Chez moi, ma mère me demanda la raison de ma longue absence. Je lui expliquai que le boulanger de chez Pasquier s’était brûlé à l’avant bras, aussi avais-je dû me déplacer à l’autre bout de la ville, chez Doowap.
Je décidai de brûler les lunettes, car j’avais peur qu’elles me créent des problèmes. Mon père, qui se trouvait dans le bois voisin, avait allumé un feu pour se débarrasser de quelques déchets végétaux. Il profita de mon arrivée, pour aller chercher quelques outils dans sa remise. Il me demanda de surveiller le feu : j’y jetai les lunettes…Tout à coup, une fumée gigantesque recouvrit une grande partie du bois, ce qui fit perdre toutes leurs feuilles aux arbres. Puis tout s’éteignit comme par enchantement ! Mon père revint précipitamment et s’inquiéta de ce que j’avais fait, que c’était-il donc passé ? Je prétextai avoir renversé le bidon d’essence, qui se trouvait à côté du feu, sur le brasier… Je préférais avouer une faute non commise, que de révéler la vérité.
Puis le cours de ma vie reprit et je retrouvai mes copains. Nous rejouâmes au foot, mais cette fois, personne ne se blessa.

Par Gwendal Adrien (Classe 4B)

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